Saturday, 29 October 2011

Président conspué, défilé annulé, Salonique révoltée...
President conspired, parade canceled, Salonika revolted...



Quelle parade ? Tonnerre de Zeus... Imaginez un 14 juillet où le Président de la République se fait conspuer par la foule qui envahit les Champs-Élysées, annulant la parade militaire et transformant la commémoration officielle en manifestation en faveur de la libération du pays, tandis que les manifestants brulent le drapeau allemand, obligeant le Président au départ précipité. C'était pourtant notre journée de fête nationale ce 28 Octobre, en résumé.
Károlos Papoúlias, notre Président de la “République” (ancien Ministre P.S. du temps du père Papandreou) a passé un moment désagréable ce matin. Évacué d'urgence comme un grand blessé de la route, il a aussitôt exprimé sa colère vis à vis des... manifestants.


Certes, c'est un Président, disons d'honneur et de parade car selon la Constitution, le pouvoir serait aux mains du Premier Ministre Georges Papandreou (Jeffrey pour les connaisseurs, d'où le slogan “Jefry go home”, certains grecs considèrent que le sweet home des Papandreou est plus près du New Jersey que de l'Acropole, étrange peuple vraiment ces grecs).


Ce dernier, a en tout cas pris soin, d'éviter les parades de la nation par les temps qui courent. Mais, décidément, être Président même d'honneur, d'un pays où la Res Publica la mieux partagée est l'indignation et la colère des citoyens, cela devient désormais un honneur très risqué.
Les tenants du “Mosialísme” comme ont dit ici (Ilías Mósialos est le porte parole du gouvernement P.S.) à travers les médias, ont souligné l'hybris commise sur la fonction et sur la personne du Président, oubliant néanmoins la violation incessante et dans les faits, de la Constitution et de la souveraineté de notre ex-République (certes un peu “Mykoniére”), depuis l'arrivée du FMI, en réalité, depuis l'accélération des Traités de l'U.E., mais qui s'inquiétait vraiment du temps des déstructurant fonds structurels de Bruxelles, sauf que rien n'est jamais gratis, surtout chez les Béotiens.
Dans la majorité de nos villes aujourd'hui, les parades et autres festivités nationales se sont transformées en violentes manifestations populaires. Dans nombreux cas, les tribunes officielles ont pris l'allure de sièges éjectables, surtout pour les députes P.S. et les ministres qui pensaient encore poser pour le cadre nationale. Du jamais vu depuis l'occupation (de 1941).
Ici, dans cette ville entourée de montagnes et de rage, deux malheureux députés P.S. ont cru bon y passer outre. La foule a attaqué le podium officiel, un député (P.S.) a été violemment frappé à la tête par un manifestant, les officiels ont été évacués à la hâte, ici aussi, le défilé a été annulé.


Lorsque la police a arrêté le manifestant, l'enfermant dans le car des MAT (les CRS du pays de Jupiter), les manifestants ont attaqué le véhicule en l'encerclant; et la police a aussitôt libéré le manifestant ne voulant plus envenimer la situation.


Les gradés de la police locale avaient pourtant suggéré aux politiques la modestie. Un de mes amis qui s'est approché pourtant trop près du service d'ordre, s'est fait fractionné un bras et il a fini par soigner son indignation dans les urgences de l'hôpital. Je lui avais pourtant dit, trop près, trop vite, danger. A croire que même les Présidents n'y échappent plus. En somme, un vent mauvais...




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