Wednesday, 5 June 2013

De la souillure/About defilement



Parfois, certains mirages nous viennent d’assez loin. “Jour après jour, les événements dramatiques qui nous traversent finissent par incarner tout simplement la vie. Ce qui est grave se mêle à l'insignifiant et au bout du compte, à la médiocrité la mieux incarnée par notre temps, et d’ailleurs, dans toute sa splendeur. Nous poursuivons alors tous, cette quête sempiternelle dans ce que l'homme produit de plus social, mais à ceci près: au lieu de revendiquer un toit, un voyage, ou une excursion, nous revendiquons plutôt un morceau de pain. Mille et une remarques, et autant de réflexions traversent chaque jour mon esprit, et j’aurais certainement pu les annoter sur ce carnet, sauf qu’elles disparaissent dans l’oubli, au beau milieu de l’insignifiance de tant d’événements quotidiens”.

Marché de la ville. Trikala, le 3 juin.

Ces lointaines pensées, appartiennent à Asimakis Panselinos, écrivain originaires de l’île de Lesbos et fin observateur de son temps et peut-être bien de chaque temps. Elles ont été extraites de son carnet personnel, et plus précisément, de ses annotations datant du vendredi 8 mai 1942. Le temps historique ne se répète jamais, n’en déplaise aux adeptes des anachronismes de toute époque, sauf pour ce qui serait de certains de ses parfums on dirait. Le “Quotidien des Rédacteurs” de ce mardi 04 juin, et en plus de l’actualité soudaine de la Turquie, consacre l’essentiel de sa “Une” à cette “l'image magique”, alors véhiculée par le gouvernement, quant aux prétendues “perceptives imminentes et prometteuses d’un prochain redémarrage économique, pressenti même pour l'automne prochain”. Grands chantiers d’autoroutes, baisse du chômage, inversement des courbes et des tendances, tout y passe et surtout nous tous ainsi que notre sens critique à travers ces histoires presque drôles, issues de l’insignifiance de tant d’événements quotidiens, comme aurait dit Asimakis Panselinos.

Sur le marché de la ville de Trikala en tout cas, toujours si bien fréquenté, puis dans ses cafés ou aussi à bord des buvettes des trains du jour, les... aventuriers de la Grèce actuelle... ou plutôt “actualisée”, ne portent pas tout à fait sur les mêmes sujets de débat. Visiblement, le redémarrage économique ne serait plus de leur ressort, déjà qu’ils y trouvent, c'est-à-dire sur le marché de leur ville, suffisamment de légumes et surtout, à un prix abordable, car la région produit pratiquement de tout et cela ne changera pas avec la crise.

Mais comme en tout système, et la crise en est un, il y a une dynamique en cours qui engendrera à un moment ou l’autre le changement. Aris, grand enfant du village constate déjà que “la saison de l'argent facile est bien loin derrière nous. Ce village s'est beaucoup enrichi par les cultures maraîchères, combinées à l'agriculture subventionnée. Les paysans, jeunes ou vieux, ont toujours vendu directement leurs fruits et légumes sur le marché de la ville, d’ailleurs, en tant que producteurs ils en ont toujours le droit. Ceux qui parmi eux aimaient le travail et qui avaient un minimum de sens des affaires, ce qui n’est pas si rare chez nous, gagnaient alors pratiquement mille à mille cinq cent euros par semaine, voire dans certains cas, bien davantage. Maintenant, c’en est bien fini. Non pas que les citadins n’achètent plus nos légumes, mais seulement voilà, ils en achètent finalement bien moins en quantité et surtout moins cher. À cela, sont venus s’ajouter, la fiscalité, les nouvelles taxes, la TVA, la vie chère pour tout le monde, le prix des carburants, la fin de la détaxe du gasoil agricole, voire le chômage généralisé des proches au sein des familles et le coût de la santé, car désormais, il faut presque tout payer de sa poche. C’est ainsi que le village se vide peu à peu, les jeunes partent et de préférence en Allemagne. Mais alors jusque quand ? Les petits exploitants ne s’en sortent plus. Tiens, moi-même qui travaille dans le bâtiment deux jours sur dix à présent, je possède 1,8 hectare, je loue cette terre à un oncle pour 900 euros par an. J’ai calculé qu’en cultivant cette superficie moi-même, je devrais dépenser 650 euros à l’hectare, pour l’eau, les engrais, le travail de l’agronome, voire les taxes... C’est la fin, il n’y a que les gros paysans qu’y resteront. Quant aux jeunes, eux ils considèrent que c’est toujours plus propre de travailler dans la restauration en ville ou en Allemagne, plutôt que d’en faire quelque chose disons avec leur bout de terre, mais ceci, est peut-être désormais impossible”.

En mer Égée, 2013.

Je dirais pourtant qu’il y a pire que ce que vivent certains habitants de la Thessalie. D’après le “Quotidien de Rédacteurs” du mardi 4 juin, c’est par une lettre ouverte adressée au Président de la République Carolos Papoulias, que cinq syndicats des travailleurs du port du Pirée, “dénoncent cette zone de non droit, d'absence de toute convention collective et d’interdiction de toute présence syndicale, pour ce qui est évidement de cette partie du port du Pirée, gérée par la filiale helladique du géant chinois Cosco. Situation alors grave, d’ailleurs dénoncée par l’International Dockworkers Council”. Car Carolos Papoulias, avait récemment visité les lieux... et se serait émerveillé paraît-il du “progrès”. Les syndicats des marins se mobilisent également ces derniers jours, et dans... l’ultime désespoir, motivés par l’autre grand “désastre” qui menace leur branche. Car on vient d’apprendre, ce qui en reste des avoirs de leur Organisme de santé et de retraite, notons-le, en parfait équilibre et même excédentaire avant le mémorandum, sera considérablement déprécié de force en en dehors de toute négociation. C’est ainsi qu’à la direction de la Banque nationale de Grèce, on laisse filtrer cette “information de la dernière minute”: les actions de la banque détenues par la Caisse des marins, c’est à dire le NAT, perdront 90% de leur valeur, suite au montage en cours du plan de recapitalisation de cette banque, et qui une fois de plus, serait initiée par la Troïka, mais aussi par “notre” gouvernement.

La douleur des marins est alors immense, j’en connais même dans mon entourage. Plus que pour ce qui relèverait des autres cas à travers le “grand reste” de la politique d’anéantissement austéritaire, la destruction du NAT est ressentie comme équivalant à une atteinte mortelle à l’identité du pays, autrement-dit, sa maritimité. Travailler en mer a toujours été considéré en Grèce comme étant consubstantiel d’une forme sacrée de labeur, d’où ce large sentiment de profanation, voire la souillure. Ce qui n’est évidemment pas du même registre que l’appauvrissement dont subissent les producteurs et autres maraîchers de Trikala par exemple.

Et entre-temps ce mercredi 5 juin, certains marins-syndicalistes ont brièvement bloqué le départ des navires au Pirée, comme celui d'un hydroglisseur à destination d’Égine. Lutter comme avant ne serait plus d’actualité dirait-on, déjà parce que la maîtrise du grand temps présent et surtout futur échappe aux acteurs sur le terrain... désormais si vague, car ce ne serait pas l’envie qui manque. Néanmoins, Antonis Ntalakogiorgos, président de l'Association panhellénique Syndicale de la Marine Marchande (PENEN), a prévenu sur la chaîne de télévision Skaï, cette dernière appartient à un armateur, que les actions de protestation vont se poursuivre jusqu'à ce que le solde dû aux marins, soit versé par les armateurs. Il a même affirmé que dans certains cas, le retard dans le versement des salaires des marins atteint les sept mois. Les représentants des armateurs, ont toutefois indiqué “que le temps choisi pour de telles mobilisations n’est pas le meilleur, car toute immobilisation forcée des bateaux, prive les compagnies de ces revenus vitaux, et en ce moment indispensables, afin trouver aussi à terme une issue au problème relevé par les syndicats des marins”. Quotidien “Naftemboriki” du 5 juin.

Maraîchers. Trikala, le 3 juin

Aux antipodes presque, sur le marché de la ville de Trikala toujours si bien fréquenté, dans ses cafés mais encore, à bord des buvettes des trains du jour comme du soir tombant, la “meilleure” doxa en pleine “péridurale de la crise”, préfère commenter le dernier en date, double assassinat du moment, à savoir celui d’un gynécologue et de son épouse, perpétré par un de leurs ex-employés Pakistanais. D’après le reportage des médias de toute sorte et de tout calibre, “il y a eu un différent entre eux, puis le meurtrier qui aurait avoué son crime d'ailleurs sans remords après son arrestation par la police, affirme que son but était de voler le couple. C’est ainsi qu’il aurait effectivement commis ce double crime, en fracassant les crânes des victimes pour seulement 140 euros”. Inutile de rapporter les propos du jour et de chaque jour en ce moment, au pays du Grand chômage. Et je dirais que ce n’est d’ailleurs pas de la fin du NAT, ni même des conditions de travail sur le port du Pirée que le commun des mortels se passionne en ce moment en Grèce. Bien au contraire, c’est l’immigration et ses conséquences, réelles d’ailleurs ou savamment “retouchées”, qui participent comme “prévu”, à l’anthropophagie ambiante et aussi, à la médiocrité dans toute sa splendeur, incarnée par notre temps.

C’est ainsi que nos gauches se seraient piégées, fort incapables dans leurs prévisions, car trop conformes, voire conformistes avec l’ancien temps “préparatoire”, celui des... “Trente Endormeuses”. Et avec la fin des comptines c’est déjà le début des “comptes” alors très mauvais. Heureusement déjà que lundi soir Alexis Tsipras, accompagné du chef de la mouvance gauche de SYRIZA, Panagiotis Lafazanis et d’autres cadres de notre Gauche Radicale, a enfin annoncé un “Plan en huit points pour lutter contre la pauvreté”, “Quotidien des Rédacteurs” du 4 juin. “La pauvreté c'est la plus grande des violences et cette violence, nous voulons la briser” a souligné le chef de la Gauche radicale, tandis que Panagiotis Lafazanis n’a pas oublié les dockers du Pirée tout proche depuis le lieu du meeting à Drapetsona. Il est tout autant vrai que SYRIZA ressent déjà à sa gauche, la pression du nouveau parti d’Alekos Alavanos, le “Plan B”. Car certains militants, voire de cadres syrizistes, se disent alors prêts à rejoindre l’ancien capitaine charismatique de Syriza sur son voilier du “Plan B”, pour ainsi naviguer si possible en dehors des eaux troubles de la zone euro, notre mer morte à nous tous ici dans le Sud européiste. J’en connais certains qui on déjà franchi le pas. Quant à Alekos, il prétend mieux incarner que quiconque, l’autre air du temps, mais ce n’est guère prouvé pour l’instant: “Notre parti garde ses distances avec les idéologies à tout faire. Nous sommes résolument de gauche, sauf que l'urgence pour nous, c'est d'inventer ce qui peut encore fonctionner, à l'opposé de la politique actuelle mais très concrètement. Le temps manque de toute manière et nous n’avons guère le choix. Puis, il faut aussi penser en termes d’amour, de rêve et de solidarité entre nous, pour ainsi recréer tout un imaginaire collectif que la gauche a largement perdu”, cité de mémoire, interventions d’Alekos Alavanos depuis fin mai, propos entendus et également rapportés par la presse ou directement par des participants aux meetings.

Eleni Babouki et les féministes grecques dans les années 1970.“Quotidien des Rédacteurs” du 4 juin

Pour ce qui est d’un certain imaginaire collectif mais qu’il appartient au passé, le “Quotidien des Rédacteurs” est revenu mardi 4 juin, sur le décès de cette figure du mouvement féministe en Grèce que fut Eleni Babouki. “Nous pensions alors, que ce qui était déjà acquis le serait pour toujours, mais nous nous sommes trompés”, fait remarquer Anna Damianidi en guise de nécrologie à la dernière page du quotidien.

Sauf que la dernière météo des représentations collectives serait en train de compter (sur) bien d’autres nuages. Sakis, un comptable de Trikala qui aime “se compter” fièrement à gauche, n’en revient pas à propos d’un de ses clients: “Mihalis est un bougre. Il est devenu fonctionnaire il y a vingt ans, rien que par l’intervention des Pasokiens et par celle de sa parentèle très liée à la Nouvelle démocratie de notre petit coin. Il ne sait rien faire de ses dix doigts, en encore moins de sa si pauvre cervelle d’ailleurs. Pour tout dire, il parasite la vie des autres, et ceci grâce aux clientélismes. Et maintenant que sur sa déclaration d’impôts 2013 il n’y a que 12.000 euros au lieu des 18.000 pour l’année dernière, car telle est l’ampleur des diminutions des salaires chez les fonctionnaires depuis le mémorandum III, eh bien voilà la réaction de Mihalis. Voilà sa pensée politique, telle une tempête dans une cervelle de moineau: ils ont bouffé mon salaire se lamente-t-il, ils vont me le payer cher ces grands salopards du Pasok et de la Nouvelle démocratie, je voterai Aube dorée, je m’en fiche de tout le reste, du fascisme ou des idéologies, je veux que ces escrocs de politiciens en payent le juste prix...”

Trikala, juin 2013

Notre temps social est alors bien mitigé, voire même trop. En témoignent nos murs et leurs affiches, tantôt sur l’antifascisme, tantôt sur l’aérobic ou les arts martiaux, ainsi que sur certains spectacles issus de la pire “musique ananthropique” de l’avant-crise, comme de l’après crise. Un tel “concert” a eu lieu à Trikala récemment, et il aurait rencontré un certain succès assez étonnant par les temps qui courent, d’après la presse locale. Décidément, la fascisation d’une société serait une affaire de “civilisation”... moins l’électricité.

Quartier de Varousi. Trikala, juin 2013

À bord du train thessalien du soir à destination de la capitale, une femme vêtue en noir, c'est-à-dire portant le deuil, est montée lorsque la rame a marqué un court arrêt à Karditsa la ville voisine. Faisant brusquement irruption dans le wagon buvette, elle proposa aux passagers, et comme à son habitude, des icones de pacotille, des stylos, derrière un discours maintes fois répété et rodé, celui de la “nécessiteuse ayant un enfant malade qu’il va falloir opérer d'urgence”. Ayant raté l’arrêt à Paléopharsalos et par la même occasion le train de correspondance à destination de Thessalonique, elle est resté bloquée à bord du wagon buvette et ceci jusqu’à l’arrêt de Lianokladi, près de la ville de Lamia. La tension a déjà monté d’un cran lorsqu’elle a voulu fumer, car c’est strictement interdit à bord de nos trains et c’est suffisamment respecté, surtout de jour. Il s'est ensuivi une assez longue dispute, d’autant plus, qu’elle a exigé qu’on lui serve un café à moitié prix, ce que l’employé lui refusa.

Au bout de quelques minutes, elle a finit par payer le café à son prix affiché, puis elle sortit son téléphone mobile pour informer ses proches de sa mésaventure. Les employés du chemin de fer ainsi que les passagers n’ont pas raté une telle occasion pour remarquer que “finalement, Madame a des moyens et alors se plaindre, tient plutôt de son attitude... marketing”. La réaction n’a pas tardé à venir: “Taisez-vous idiots, vous n'êtes pas plus victimes que moi, donc c'est moi qui a plus droit à la parole que quiconque ici et de ce fait, je vous em...” Ils sont néanmoins tombés tous d’accord à bord de ce wagon café du commerce sur “l'importance de l'expulsion des immigrés comme moyen de favoriser le retour à un minimum de calme dans le pays, étant donné surtout, que les Grecs sont moins sauvages que leurs immigrés, c'est bien connu”. La “pire victime” autoproclamée ayant quitté le train au grand soulagement de toutes les autres, la discussion... victimaire à finalement abouti sur “la reconsidération pour ce qui est de la nécessité de refaire nos potagers familiaux, ainsi que sur la politique cohérente du dictateur colonel Papadopoulos”, et c’est sur ce, que la rame a enfin abouti à Athènes au grand soulagement de tous.

Jardins potagers. Trikala, juin 2013

Et pendant que nos trains du cannibalisme social s’enfoncent, et s’enfonceront davantage dans le tunnel du futur, les mesures issues du Troïkanisme intégral ne laissent guère de répit aux habitants des territoires helladiques. Ceci explique alors en partie cela. Nous apprenons que bientôt, les particuliers se verront saisir leur résidence principale pour cause de dettes, envers l’État par exemple. Mais c’est déjà une pratique en cours d’expérimentation, rien que pour mesurer les réactions paraît-il. Dimitris Zouroudis, ouvrier métallurgiste au chômage, doit ainsi faire face à la procédure de saisie de sa maison, initiée par la Régie des Eaux de la ville d’Athènes pour une facture impayée de 850 euros. Comme le dénoncent les syndicats des marins, la Régie a inopinément retiré le compteur d'eau de sa demeure, tandis que Dimitri, lequel avait été auparavant embauché durant sept à bord du “Nisos Chios” afin d’y travailler dans les cuisines du navire appartenant à la compagnie Hellenic Seaways, attend ses salaires depuis plus de six mois, comme pratiquement 70% des gens de la mer dans le transport maritime de passagers. Il vit sous le même toit que sa sœur ses deux enfants mineurs, elle est au chômage et divorcée, d’après les reportages parus dans la presse de la semaine dernière.

Derrière une rue centrale. Trikala, juin 2013

Sakis, le comptable de Trikala se dit de son côté outré d’un cas analogue dont il vient d’être le témoin direct: “J'ai vu, j'ai examiné tous les documents, c'est la loi de la jungle. Depuis le Centre des impôts, la procédure est lancée pour saisir la seule maison de Fanis, un petit vieux, reconnu invalide à 80%. Tout le monde connait ici ce vieux Fanis ainsi que son drame. Il n’a pas pu régler une dette envers l’État s’élevant à 1.615 euros. J’ai pris rendez-vous auprès des agents du Centre des impôts, et à chacune de leurs phrases j’y répondrai par un seul mot: honte, je ne vais pas m’énerver, cela n’a plus aucun sens. Je constate seulement que ce que nous rapportent de plus en plus souvent nos journaux, devient aussi pour certains d’entre nous une triste réalité désormais palpable. C’est la première fois que je rencontre un tel cas avéré et concret dans notre département, honte, alors honte, notre dignité humaine est souillée. Même nos bêtes, ces adespotes, ne sont pas ainsi privés d’espace de vie. Mais où va-t-on enfin? ”.

Pinde du Sud sur son versant Est. Région de Trikala, juin 2013

De la souillure, et des rapports à la saleté et au désordre ou à l’ordre, fondamentalement symboliques, permettent de faire face peut-être au malheur comme l’aurait écrit l’anthropologue Mary Douglas, au risque toutefois de s’y tromper quelque part. Mille et une remarques et autant de réflexions traversent chaque jour nos esprits, et nous aurions certainement pu les noter sur nos carnets, sauf qu’elles disparaissent dans l’oubli et dans l’insignifiance de tant d’événements de notre quotidien.

Animaux “adespotes” bénéficiant d’un domicile assez fixe. Trikala, juin 2013




* Photo de couverture: Le train thessalien, mai 2013

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