Saturday, 5 April 2014

Samaras, le lugubre/Samaras, the lugubrious



Notre régime présumé démocratique s’est effondré. Ce que nous observons fait partie d’un futur européen alors très proche. L’amiral Cosmas Christidis, chef (d’honneur) d'état-major de la Marine vient de déclarer sur onalert.gr que par trois reprises déjà depuis deux ans, une partie de l’armée avait été mobilisée, “positionnée sur le terrain” et mise en état d’alerte dans le but... d’affronter les manifestants, notamment durant la fête nationale du 28 octobre 2012, “puisque les unités MAT (CRS) seraient débordés” (quotidien “Avgi” du 5 avril).

Le Pirée, avril 2014

Je rappelle que par temps de paix, seules les unités de la police entrent en contact avec les civils dans le cadre de leur mission. Chaque militaire doit comprendre qu’il a prêté serment à la Constitution, et qu’il doit certes observer les ordres et non pas obéir de manière aveugle”, (quotidien “Avgi” du 5 avril).

De son côté, Antonis Roupakiotis, ex-ministre de la Justice (2012-2013) s’indigne (à retardement) de l’attitude de Panagiotis Baltakos (et de la bande à Samaras), lorsque ces derniers intervenaient souvent dans les affaires de la justice: “Baltakos voulaient que de peines... doublées soit appliquées aux immigrés ayant commis les mêmes délits que les Grecs. Il soutenait que les policiers dans le cadre de mission, devraient autant insulter et même exercer de la violence physique, c’est alors ainsi que leur moral sera préservé”, (télévision “Skai” et hebdomadaire “Epikaira” du 4 avril). La prochaine étape... sera incarnée me semble-t-il par un corps d’euro-armée (au noyau franco-allemand ?), laquelle interviendra en Grèce et ailleurs, afin de mater les révoltes populaires contre le néo-totalitarisme européiste. Belle... avancée depuis 1945, bravo !

Urne. Athènes, le 5 avril

Le lugubre Antonis Samaras, celui qui s’accroche à ses fils de marionnette d’Angela Merkel (elle sera en visite à Athènes le 11 avril) et de la Troïka, a désavoué Baltakos (voir le billet précédent) sans le nommer vendredi et de manière tiède.

Peine perdue, Baltakos, Samaras et tout leur cercle des néo-fascisants réapparus et qui gouverneraient sous ordre des puissances... planétaires (d’après les prochaines vidéos qui seront rendues publiques bientôt, comme le prétend en tout cas le journaliste Trangas, car celle de Baltakos n’est que le premier épisode de la série - Real-FM) ne convaincront plus grand-monde. On sait que le noyau dur de la “gouvernance” de l’intérieur et du Samaritisme final, est composé d’individus peu scrupuleux, extrémistes, népotistes, escrocs et surtout profondément antidémocrates. La boucle est bouclée, les urnes grecques avaient accouché... d’un dépotoir, déjà en 2012. Crimes et délits.

Athènes, le 5 avril

Le régime (dans sa mesure du réel) de la démocratie en Grèce s’est effondré, ou plus précisément il a été abattu de l’intérieur et de l’extérieur. Qui plus est, le fait de vouloir mobiliser l’armée contre le peuple en colère prouve déjà ce que je soutiens depuis les débuts de ce blog: la dite “crise”, est en réalité une guerre faite par d’autres moyens contre les peuples et leurs souverainetés, s’agissant autant d’une entreprise d’occupation et de... gestion des ressources et des réalités tangibles et exploitables des pays par le conglomérat: Troïka, barons d’Athènes sous le... mandat de l’Allemagne néo-colonisatrice du Sud de l’Europe, par exemple.

Mes amis en sont effarés, une bonne partie de la société comprend alors presque tout, une autre pourtant, ne voit que l’épiderme et d’ailleurs, sous la pommade de la propagande ambiante: “ça va mieux je crois, un ami a ouvert une cantine et il s'en sort, la Grèce redémarre un peu il me semble” me disait le jeune Nikos.

C’est vrai que le changement de régime n’est pas perceptible pour toute une grande partie de la génération des 20-35 ans. Le formatage médiatique et “lifestyle” ont eu lieu avant et dès le plus jeune âge, dans une entreprise d’endoctrinement hautement plus efficace que celui jadis des totalitarismes sans masque. Donc pour l’instant nous reculerions... mais avec quel masque.

Athènes, le 5 avril

La semaine prochaine à Athènes, nous attendons la pluie, Angela Merkel ainsi que l’inconnu politiquement incorrect, voire injurieux, auquel nous nous habituons je remarque. La mithridatisation est une autre forme de machiavélisme et cela hélas fonctionne, jusqu’à la preuve du contraire.

Notre bonne presse remarque aussi ces suicides à Porto, il y en a un, chaque jour depuis les hauteurs du pont historique de la ville et de Gustave Eiffel. La mise à mort du Portugal est autant la nôtre et celle des autres concernés. Chez nous, certaines se sont souvenus du suicide symbolique dans toute sa réalité, de notre pharmacien Dimitri Christoulas sur la place de la Constitution. Au 4 avril 2012. J’y étais... par hasard en qualité de... passant aussitôt dix minutes après. Il s’était tiré une balle dans la tête revendiquant sa mort comme un acte politique à l’encontre des félons et des inhumains qui nous gouvernent. Et cela continue.

Les suicidés de Porto, le 4 avril

Les suicidés de Porto le 4 avril

L'arbre de Dimitri. Athènes, le 4 avril

Sur un autre arbre de la même place un slogan peint en rouge: “Peuple en avant” et un chien adespote, animal sans maître... et maître des lieux. Chien heureux, temps de chien.

Peuple en avant. Place de la Constitution. Athènes, le 4 avril




* Photo de couverture: Athènes, le 4 avril

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