Saturday, 7 March 2020

War culture
Culture de guerre



Aux dernières nouvelles la guerre, peut-être préalablement... à son ouverture totale se précise et elle se diversifie. Les consciences à leur tour s’aiguisent à travers un élan de solidarité nationale qui traverse désormais l’ensemble du pays réel. Des réservistes des forces spéciales rejoignent la frontière avec la Turquie depuis la Crète, tandis que de nombreux comités de citoyens et des municipalités, prennent en charge une bonne partie de l’approvisionnement des soldats et des policiers qui gardent la frontière. On scrute les nouvelles, on se couche chaque soir en se disant que pourvue qu’encore cette nuit, les nôtres puissent tenir. Il faut empêcher coûte que coûte, entend-on de partout, l’invasion du pays par ces migrants musulmans fanatisés, lancés sur nos frontières par la piraterie islamo totalitaire de la Turquie d’Erdogan. Le contexte est comme on dit gentiment, bien grave. Printemps grec... aux portes de l’Europe.

Lancement de grenades depuis le côté turc. Frontière grecque, presse du 6 mars 2020

La Turquie dépêche sur la frontière des unités de son armée, et c’est peut-être l’escalade à court ou moyen terme. Notons que les militaires de la Turquie équipent les migrants fanatisés de grenades lacrymogènes et de cisailles, les conduisant à des endroits précis du grillage afin d’agir. Ce sont de vraies opérations militaires, les migrants tentent de découper le grillage, tandis que l’armée et la gendarmerie des forces turques les couvrent en lançant de la chimie lacrymogène habituelle sur les soldats et les policiers grecs qui se dépêchent sur la zone de l’autre côté de la frontière.

La Grèce entreprend des travaux d’urgence pour étendre la zone grillagée sur près de quarante kilomètres supplémentaires, car tout indique que ce type de guerre hybride initiée par la Turquie avec la complicité de l’Allemagne pour ne parler que des prétendues affaires de l’Europe, va alors durer. Sur la frontière côté grec, des habitants armés et fins connaisseurs des lieux, patrouillent près des passages réputés plus faciles, afin de dissuader les assaillants, presse locale et nationale, depuis la région de Thrace sur la frontière. Au même moment les popes et aumôniers bénissent les troupes et les armes sur la frontière, une très vieille tradition en Grèce il faut préciser... que les mondialistes n’ont jamais réussi à détruire comme tant d’autres traditions et usages.


Le pays réel alors se réveille suite aux derniers agissements du nationalisme turc, des écoliers se font photographier derrière le drapeau national en remerciement à nos soldats, lorsque ceux des unités de blindés démontrent toute leur détermination face à l’ennemi potentiel: “Nous sommes prêts.” De très nombreux réservistes prennent contact avec les autorités militaires pour mettre à jour leurs informations personnelles afin de rester joignables en cas de mobilisation, des officiers actifs ou à la retraite reçoivent en même temps de bien nombreux messages de la part des réservistes ; y compris en provenance de la diaspora grecque: “Allez-vous nous appeler alors dans bientôt ?”, témoignage en direct, radio 90.1, zone du soir, le 5 mars.

Enfin, à New York, la Communauté des Américains d’origine grecque, ils sont plus de 5 millions aux États-Unis, organise un grand rassemblement en soutien à la défense de la Grèce et ses îles de l’Égée orientale face à la menace de la Turquie, c’est à Astoria, quartier de la ville de New York situé dans le nord-ouest de l'arrondissement du Queens, pour dimanche prochain 8 mars.

Écoliers en Macédoine grecque. Presse grecque, mars 2020

Nous sommes prêts. Unité de blindés, mars 2020, presse grecque

Visiblement une bonne partie du pays renoue par la force des événements avec les résonnances les plus profondes de son patriotisme et mutatis mutandis de sa vielle culture de guerre comme toujours en pareilles circonstances aux moments si graves il faut dire. Certes, nous ne baignons pas dans une événementialité telle que celle des Guerres Balkaniques ou de la Grande Guerre et de sa culture si bien analysée il y a déjà un moment par les historiens à l’instar de Stéphane Audoin-Rouzeau en France qui fut d’ailleurs mon directeur de thèse lorsque mes recherches portaient sur le conflit gréco-turc en Asie mineure d’il y a un siècle, entre 1919 et 1922.

“Auteur de nombreux ouvrages personnels, Audoin-Rouzeau a travaillé avec d’autres historiens de Péronne, qui désiraient, comme lui, en finir avec l'historiographie de l’après-guerre et des années 1930, laquelle aurait relevé, selon eux, d’une histoire-bataille vue d'en haut et aseptisant la violence. Avec Annette Becker, il publie La Grande Guerre, 1914-1918 en 1998 ; avec Jean-Jacques Becker, il codirige entre autres l’Encyclopédie de la Grande Guerre 1914-1918 en 2004. Pour eux, si les soldats sont partis en guerre, se sont battus au front, malgré la longueur et la violence du conflit, c’est en raison d’une culture de guerre qui aurait été prégnante à l’époque. Ils définissent celle-ci comme un ensemble de représentations, de pratiques, d’attitudes, de productions littéraires et artistiques qui a servi de cadre à l’investissement des populations européennes dans le conflit.”

Nous y sommes toujours dans un sens un siècle après, plus Internet et l’hybridation de la guerre aidant à soi-disant redéfinir les usages supposés surannés du piètre Vingtième siècle. Sauf que nous sommes acculés, et qu’alors devant la menace asymétrique qui pèse sur les frontières de la Grèce et en réalité de l’Europe, il n’y a guère d’autre choix, modernité ou pas d’ailleurs.

Hybridation, mondialisation et guerre asymétrique, nous voilà pleinement dans notre siècle. On apprend par exemple “que dans la bien longue série dans l’instrumentalisation des migrants musulmans par la Turquie d’Erdogan de même que par la mafia des ONG collaborant avec les trafiquants et les passeurs, ONG issues des nébuleuses Onusienne et Sorite, des informaticiens des services spécialisés militaires turcs, ont mis en place via l’Internet obscur, une plateforme d’échange d’informations et de... réservations de places pour ces migrants repêchés jusqu’à leurs pays d’origine et ensuite arrivés en Turquie au moyen de la compagnie aérienne nationale turque au tarif promotionnel subventionné par l’État turc de 50 euros la place. Ces tractations s’effectuant naturellement en Bitcoins et autres monnaies largement parallèles pas forcément traçables”, témoignage de Yánnis Maltézos, spécialiste des questions de guerre hybride contemporaine, émission de 90.1 FM zone du soir, le 4 mars 2020.

Une fois en Grèce, essentiellement sur les îles comme Lesbos, Chios, Samos et Leros, ces migrants sont pris en charge par celles et ceux des ONG mafieuses, illégales et néanmoins... légitimées par les gouvernants marionnettes, se comportant de surcroît en administrateurs coloniaux en substitution des autorités grecques ainsi que de leurs prérogatives. Aux îles grecques de la mer Égée et notamment à Lesbos, ces mafieux des ONG ont alors dépassé les limites, en attendant les migrants illégaux sur certaines plages, les accueillant, les acheminant vers les campements, puis leur enseignant “comment mentir aux idiots Grecs pour obtenir l’asile politique”, sésame ouvrant droit à la colonisation de l’Europe, comme à la guerre totale par d’autres moyens.

Migrants devant la frontière grecque. Mars 2020, médias grecs et internationaux

Propagande turque. Médias grecs et Internationaux, mars 2020

Incidemment, ceux des ONG défendent alors bien et surtout, leur trésor de guerre sur le dos des Grecs, des Européens et bien entendu des migrants, percevant leurs salaires mirobolants et logeant à des hôtels coûteux et autres villas dans les îles. Notons aussi que dans leur majorité, ceux des ONG, d’après les reportages de la presse grecque, ils sont Allemands ou Néerlandais, tandis que leurs subalternes sont largement issus de la gaucho-sphère grecque, parfois locale ; car au temps du chômage généralisé, c’est parfois Sóros et l’ONU qui rétribuent des mercenaires. Et on se souviendra d’une enquête filmée en caméra cachée par deux jeunes journalistes britanniques à Lesbos, lesquels ont totalement démasqué une responsable Allemande des ONG Sorites sur place, expliquant en direct la démarche à suivre pour enseigner... le théâtre aux migrants.


Cela alors relève du même scenario que lorsque ces mêmes gens utilisent des enfants afin de provoquer l’émoi dans l’opinion publique occidentale pour qu’elle se tétanise devant l’invasion que subit la Grèce ainsi que l’Europe. Ce dernier point a été relevé également lors de l’émission de 90.1 FM au soir du 4 mars, rappelant “que la propagande par les images d’enfants est vieille comme le monde car elle frappe directement les sentiments neutralisant la logique, en outre et c’est alors criminel, on est en mesure de se demander combien parmi ces pauvres enfants n’iront pas connaître un bien triste sort”, autrement-dit, être par la suite vendus aux trafiquants d’enfants, voire leurs corps, pour ne rien cacher des réalités de la guerre en cours.

Depuis deux semaines, ceux des ONG quittent alors les îles grecques de Lesbos et de Chios notamment, le plus souvent en courant, tant ils sont traqués par la population, surtout lorsqu’ils ne sont plus tout à fait protégés par la police grecque. “Ils ont la peur au visage, à chaque fois que les transporte à l’aéroport ils sortent de mon taxi en courant sans même parfois récupérer leur monnaie”, témoignage d’un chauffeur de taxi de Lesbos, joint par téléphone par les journalistes de la radio 90.1 FM, semaine du 2 mars, cité de mémoire. Dans le même ordre d’idées, un navire allemand appartenant à une ONG a été chassé des ports de Lesbos cette semaine, visiblement il fait gros temps sur la mer Égée.

Le navire d'une ONG allemande, chassé des ports de Lesbos. Mars 2020, presse grecque

Le pays réel alors se réveille suite aux derniers agissements du nationalisme officiel turc, des écoliers se font photographier derrière le drapeau national et par exemple à Chios, les habitants ont peint un immense drapeau grec sur l’endroit même que le gouvernement projetait la construction de la... ville nouvelle pour les migrants musulmans déferlant sur l’île, je rappelle qu’ils représentent déjà plus du 30% de la population à Chios et à Lesbos.

D’où la réaction des habitants de Chios et de Lesbos devant l’islamisation de leurs îles, voire, le contrôle à terme ou sinon leur occupation indirecte par la Turquie, laquelle a déjà agi de la sorte pour occuper et repeupler la moitié de Chypre depuis 1974. On note aussi la précipitation d’Erdogan afin d’ouvrir un quatrième front avec la Grèce, après le Kurdistan, la Syrie et la Libye, ceci faisant suite à la mort de près de 100 à 300 militaires Turcs en Syrie des forces armées de la Turquie qui épaulent les islamistes à Idlib, tombés sous le feu des Syriens de Damas et en réalité des Russes, provoquant tout de même des réactions logiques au sein de la société turque, d’après les médias grecs en tout cas. Voilà donc pour les catalyseurs des événements et autant des mentalités, en Grèce déjà.

On dirait que c’est la “barrière anatomique” de la nation grecque qu’a été atteinte ces dernières semaines, d’où la réaction que ses pseudo élites sans doute n’attendaient pas et ne souhaitaient pas. Les chiens de garde de Sóros et d’Erdogan comme certains chez Médiapart en France, poursuivent certes dans le dénigrement de la lutte du peuple grec pour ses droits, pour sa liberté et pour son existence en son territoire sur lequel il est le seul maître à bord. Je ne m’en occuperai pas davantage par manque de temps, d’ailleurs mon ami Jean-François le fait à sa manière sur son blog.

Les Grecs sont donc remontés, leurs ennemis aussi. Chez nous d’ailleurs, les pires ennemis sont ceux de la cinquième colonne, Sorites, islamo-gauchistes, à l’instar des députés européens SYRIZA et leurs acolytes, lesquels se font photographier devant la Kommandantur du siècle en Europe, à savoir les sites des institutions européistes sous contrôle comme on sait allemand, histoire de “dénoncer la situation actuelle” pour au fond ouvrir les frontières de la Grèce aux envahisseurs. Parmi eux, les arrivistes eurodéputés Syrizístes Kókkalis et Arvanítis auxquels l’histoire du temps d’après ne consacrera pas la moindre ligne.

Les gauchistes manifestent aussi à Athènes, peu nombreux bien entendu, tandis que les anarchistes subventionnés pas Sóros et par Erdogan pour certains saccagent la station de métro du musée de l’Acropole vandalisant les copies des statues antiques. Parmi ces 43 vandales finalement arrêtés par la Police, on compte plusieurs nationalités à part les 33 Grecs, Albanais, Français, Turcs, Allemands, Américains, Espagnoles, Iraniens, Syriens et Britanniques, reportage de la presse grecque, le 6 mars 2020. Car au fond, derrière le masque des prétendus droits de l’homme et du progressisme à quatre sous, plus de quelques milliards pour les gros poissons, se cache alors bien un clan d’ésotéristes nihilistes prônant le règne du mal absolu, voulant détruire la beauté, l’amitié, l’amour et l’harmonie, en somme la lumière des civilisations humaines, de toutes les civilisations humaines.

Gauchistes... de la cinquième colonne. Athènes, mars 2020, presse grecque

Policiers en action. Athènes, mars 2020

Anarchistes Sorites et vandales. Athènes, métro musée de l'Acropole, mars 2020, presse grecque

Je rappelle que ces ésotéristes nihilistes et satanistes... alors à peine voilés figurent parmi les conseillers... lucifériens officiels de l’ONU car il est temps de les dénoncer ouvertement, chers journalistes à vos claviers !

La Turquie entreprend donc une guerre hybride sur la frontière, les militaires Turcs et les paramilitaires nationalistes des Loups Gris poussent et frappent les migrants sur la frontière grecque sous la menace de leurs armes, voir les vidéos et aussi reportage grec 90.1 FM au soir du 6 mars et presse du 7 mars.

Ces opérations en somme militaires initiées par la Turquie visent autant les mentalités grecques et européennes, ainsi que les gouvernants grecs, tout est lié, frontière du nord, mer Égée, migrants instrumentalisés, déstabilisation de la société grecque, fatigue et épuisement des forces armées grecques, cinquième colonne cachée parmi les musulmans déjà présents sur le territoire grec et autant infiltration d’agents des services secrets de la Turquie. Sans oublier tous ceux... bien de chez nous, qui à l’instar du député de Varoufákis, l’arriviste Kríton Arsénis dont les liens avec la Turquie sont connus et dont les positions pro-turques actuelles frôlent la haute trahison, et ils ne sont pas les seuls. “C’est triste, mais alors nous les attendons au tournant de l’histoire”, Lámbros Kalarrýtis, 90.1 FM, le 6 mars, cité de mémoire.

Kókkalis, Arvanítis et consorts. Déchèterie politique européiste. Bruxelles, mars 2020, presse grecque

L'arriviste Arsénis du parti de Varoufákis et ses liens avec la Turquie. Internet grec, mars 2020

Nous ne sommes pas de la dernière pluie et nous le voyons alors venir. Le but d’Erdogan c’est d’épuiser les forces armées grecques sur la frontière, ensuite faire travailler ses pions en Grèce comme ses alliées par exemple l’Allemagne, ainsi on entendra dans pas longtemps parler encore “de droits de l’homme”, “de nationalisme rampant en Grèce”, “de militarisation de la société grecque” ou même “d’attitude conciliante à trouver vis-à-vis de la Turquie”. Et sous les effets des actions de la cinquième colonne qui d’ailleurs ne se cache pas, la Turquie pourrait par la suite tenter un engagement armé, ouvert et direct, je dirais plutôt en mer Égée et non pas sur la frontière terrestre en Thrace.

C’est autant la course contre la montre, car les populations turques sur la frontière comme à Andrinople, se sentent de plus en plus gênées et cernées par les camps de migrants que le régime d’Erdogan est contraint de construire sur place de manière disons durable, ce qui n’était pas prévu. Notons enfin que ces contrées tout comme les populations vivant sur la côte Égéenne de la Turquie figurent parmi les plus critiques vis-à-vis d’Erdogan, sans oublier la guerre exercée en interne contre le peuple Kurde et plus récemment, le pogrom à bas voltage que le régime d’Erdogan fait subir aux Alevis de la Turquie, ils sont tout de même 10 et 20 millions de personnes.

Sur la frontière entre Grèce et Turquie. Presse grecque du 6 mars

Il y a pourtant certaines différences quant à notre culture de guerre revisitée en miroir du passé historique et de la mémoire nationale vivante, car les gouvernants actuels restent aux côtés des mondialisateurs et que la cinquième colonne, universitaires, conseillers du gouvernement, membres du haut clergé, les agents de Sóros et de la Turquie réunis, plus sur le terrain des villes les gauchistes, anarchistes et assimilés, s’agitent comme des puces, notamment à Athènes et à Thessalonique afin de semer la pagaille sans pour autant toucher la majorité écrasante du pays réel.

Nous nous posons alors naturellement les mêmes questions que l’analyste et économiste Nikos Iglesis, car nous ne pouvons pas accorder la moindre confiance aux pseudo-élites grecques ; à nos yeux, seule la pression populaire et peut-être celle des forces armées peuvent faire la différence et d’ailleurs, c’est déjà fait mais ce n’est qu’un début, à commencer par les habitants de Lesbos et Chios et des militaires sur place, il y a deux semaines.

“Lorsque l'invasion, disons... non armée de tant de migrants clandestins menée par la Turquie a failli prendre des proportions incontrôlables, le gouvernement a été contraint d'annoncer certaines mesures pour défendre enfin la sécurité nationale de la Grèce.”

“L'annonce des mesures a suscité la satisfaction, mieux vaut tard que jamais certes, cependant, de bien nombreuses questions sont soulevées à travers le pays réel grec. Ces interrogations menacent même la crédibilité du système politique dominant, car elles remettent en question sa compétence comme sa capacité à protéger les intérêts nationaux de manière, disons opportune et efficace. Nous enregistrons les mesures adoptées contre le déferlement soudainement de tant migrants illégaux ainsi que les questions soulevées par la majorité des citoyens.”

“1. Renforcement des mesures de sécurité à l'Est du pays, sur terre et en mer aux frontières, par les forces de sécurité et les forces armées pour empêcher leur entrée illégale au pays.”

“Pourquoi les frontières n'ont-elles pas été gardées depuis trente ans, dès le début des années 1990 ? Pourquoi des centaines de milliers d'immigrants illégaux, plus de 1200000, ont-ils été autorisés à s'installer chez nous, puis, une partie d'entre eux ont même obtenu la nationalité grecque ? Pourquoi les dits petits et faibles pays au Nord de la Grèce de la Grèce, Macédoine Slave, Bulgarie comme d'autres pays européens ont-ils effectivement scellé leurs frontières et la Grèce n'a pas pu faire de même jusqu'à présent, au moins et notamment sur le fleuve Évros entre la Grèce et la Turquie ?”

Masque offert aux lecteurs d'un quotidien. Athènes, mars 2020

“2. La suspension temporaire, pour un mois, à compter de la date de réception de la présente décision, du dépôt des demandes d'asile par ceux qui entrent illégalement dans le pays.”

“Pourquoi cette mesure n'a-t-elle pas été prise plus tôt ? Pourquoi seulement pour un mois ? Est-ce pour que les Européens ne nous... grondent pas pour avoir violé les droits des soi-disant réfugiés ? La situation précédente se répètera-t-elle au bout d’un mois ? Pourquoi faut-il créer cinq centres semi-fermés de 20000 personnes chacun sur les îles conçus pour les demandeurs d'asile ? Pourquoi les îles de la mer Égée orientale ont-elles été laissées à la destruction pendant des années ? Pourquoi les CRS ont-elles d'abord essayé d'étouffer les réactions des insulaires qui défendent leurs terres ?”

“3. Le retour immédiat, si possible dans le pays d'origine, sans enregistrement, de ceux qui entrent illégalement sur le territoire grec.”

“Pourquoi cette mesure n'a-t-elle pas été prise depuis des années ? Pourquoi des districts et quartiers ethniques étrangères ont-ils été créés sur notre territoire ? Pourquoi ces logements sont-ils loués et des indemnités - y compris en cartes prépayées sont livrés par milliers pour que les demandeurs d'asile puissent demeurer dans notre pays ? N'est-ce pas un précédent pour attirer davantage d'arrivées ? Pourquoi les mêmes avantages ne sont-ils pas accordés aux Grecs en détresse ? Et ceux qui ne peuvent pas être reconduis à leurs pays d’origine, que deviendront-ils ?”

“4. La FRONTEX a été mandatée pour le déploiement de l'équipe RABIT, dans le but de protéger les frontières extérieures du pays, qui sont également des frontières de l'UE.”

“Pourquoi cherchons-nous l'aide étrangère pour garder nos frontières ? Avouons-nous que nous ne sommes pas en mesure de défendre le territoire grec ? Ne sait-on pas qu'à ce jour FRONTEX n'empêche pas les arrivées mais fonctionne comme un comité d'accueil, d'enregistrement de canalisation et d'identification des immigrés clandestins ? Ne sait-on pas que FRONTEX et RABIT sont appelés en Grèce depuis 2015 avec les résultats catastrophiques connus ?”

Église byzantine. Athènes, mars 2020

“5. Il y a notification immédiate de la présente décision au Conseil des ministres des affaires étrangères de l'UE et en même temps le déclenchement de la procédure visée par l'article 78, paragraphe 3 du traité de l'Union européenne pour adopter des mesures provisoires en faveur de la République Hellénique en réponse à une situation d'urgence résultant de l'afflux soudain de ressortissants de pays tiers, dans le cadre de la solidarité entre les États membres de l'UE.”

“Qu'est-ce que l'UE nous apportera-t-elle exactement, 350 millions d'euros pour soutenir et maintenir les migrants illégaux sur le territoire grec, ou sinon ses paroles de consolation et de sympathie, voire des déclarations en faveur de l’accord UE-Turquie de 2016, lequel est comme on sait pratiquement mort ? L'UE financera-t-elle peut-être Erdogan pour arrêter ses opérations hybrides contre la Grèce et Chypre ? Qu'en est-il des 112000 migrants, 71000 à l'intérieur du pays et 42000 dans les îles qui, selon le HCR sont piégés en Grèce rien que depuis fin décembre 2019 ? Notez que ces nombres sont une simple estimation car il n'y a pas d'enregistrement central. Les pays de l'UE sont-ils convaincus d'accepter une répartition égale des immigrants - colons sur leurs territoires ?”

“Le gouvernement a pris ces mesures au moment où la situation est devenue intenable, c'est-à-dire peut-être trop tard. Au matin du samedi 29 février au moment de la rédaction de cet article, 244 personnes ont été arrêtées illégalement en franchissant la frontière d'Évros. Ces nouveaux détenus ont été conduits à des centres de détention pour y être expulsés, ainsi que tous ceux qui en même temps, ont atteint les îles de la mer Égée. Pourquoi est-ce seulement maintenant que la législation en vigueur a été enfin mise en pratique ?”

“Malheureusement, tout laisse croire que la colonisation de la Grèce par des populations d’une autre culture et religion se poursuivra, car elle est dictée par la mondialisation, autant mise en œuvre par l'UE. Les mesures actuelles constituent une pause nécessaire compte tenu des circonstances exceptionnelles et surtout, afin d'éviter des réactions populaires incontrôlables. Le remplacement de la population grecque en Grèce se poursuivra dans la période à venir à un rythme certes plus lent, comme il l'a été durant toutes ces années précédentes. Selon le porte-parole du gouvernement, toute personne qui entre légalement dans le pays et qui demande l'asile, mais aussi celui qui est entrée illégalement pourra toujours obtenir la nationalité grecque au bout de sept ans. L'objectif ultime c’est de créer une société multiculturelle, comme l'a déclaré d’ailleurs le Premier ministre Mitsotákis.”

Chios, les habitants ont peint un immense drapeau grec. Presse grecque, mars 2020

“Dans cette société prétendument multiculturelle, les Grecs seront l'une des diverses minorités ethniques, religieuses et culturelles. À moins que le réflexe de survie de la nation n'en décide autrement.”

“Le 4 mars, le porte-parole du gouvernement, Stélios Pétsas, a adressé un message aux immigrants: N'essayez pas d'entrer illégalement en Grèce, vous n’y arriverez pas et vous allez porter toute la responsabilité de votre choix. Cette déclaration ne sera-t-elle valable que pour un mois, ou sinon, s'agit-il d'une redéfinition de la politique mise en œuvre jusqu'à présent ? Nous le saurons bientôt.”

“Dans le même temps cependant, il existe un risque élevé que la Turquie alors utilise par intermédiaire de forces et de moyens hybrides, l'invasion soudaine d'un grand nombre d'immigrants pour renverser la politique de grecque du contrôle des frontières. Dans tel cas, jusqu'où le gouvernement grec est-il déterminé d’aller ? Va-t-il utiliser des armes pour défendre la frontière ou non ? Personne ne souhaite que cela se produise, mais c'est une possibilité potentielle et la réaction doit être décidée. Si par exemple 3000 personnes franchissent notre frontière même sur 100 mètres en territoire grec, alors tout peut changer.”

“Enfin, pourquoi les propagandistes du multiculturalisme et les humanistes de toute sorte, les droits-de-l’hommisme solidaires des immigrés d’en haut, ont-ils pratiquement déserté l'actualité ces derniers jours ? Tous ceux ayant tant exigé de l'État grec en faillite que de fournir de l’habitat, trouver du travail ou des écoles, tout comme de fournir des soins de santé à tous ces colons d'Asie et d'Afrique qui sont arrivés en Grèce ?”, Nikos Iglesis sur son blog, mars 2020.

Printemps grec. Athènes, mars 2020

En mer Égée et à Chios, les habitants ont peint un immense drapeau grec sur l’emplacement même que le gouvernement projetait la construction de la... ville nouvelle pour les migrants musulmans déferlant sur l’île et d’après les nouvelles du front de la journée du 6 mars, les forces armées de la Turquie poursuivent leur guerre chimique contre les unités grecques, histoire de faire passer les migrants organisés, souvent Afghans à 67% d’après les échantillons... arrêtés par les forces grecques, Afghans donc et potentiellement Talibans islamistes visiblement largement déchaînés, prêts en découdre, criant parfois sur la frontière, “Chiens de Grecs on va vous brûler”.

Dans le même ordre d’idées, un navire des garde-côtes de la Turquie a bel et bien accroché un rapide des garde-côtes grecs au large de Lesbos, et ce ne sont que des escarmouches dirions-nous, presse grecque du 6 mars.

Et des tirs d’armes automatiques ont été entendus sur la frontière d’après la presse grecque du 7 mars.

Aux dernières nouvelles, printemps grec... aux portes de l’Europe.

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La liberté et l’indépendance... Athènes, mars 2020


* Photo de couverture: Drapeau grec géant peint à Chios. Presse grecque, le 6 mars 2020

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