Wednesday, 11 March 2020

Aux frontières de l'Apocalypse.
At the borders of the Apocalypse.


Temps apocalyptiques. Apocalypse, le mot est grec et il désigne l’action de distinguer ce qui est couvert et caché. On plonge alors dans le domaine de la vérité dévoilée aux hommes, avant ou même après toute théologie. C’est aussi d’époque. Le pays réel redécouvre la géopolitique qui est la sienne et aux dernières nouvelles depuis notre frontière aux portes de l’Europe, l’armée turque utilise ouvertement ses véhicules blindés pour abattre les barrières, comme elle lance ses djihadistes mélangés à ses propres commandos à l’assaut... de la Grèce car les migrants ont été mis visiblement et par endroits en retrait. Pour l’instant.

Soldats grecs sur la frontière avec la Turquie. Presse grecque, mars 2020

Au-delà de l’instrumentalisation après préparation et ramassage d’un tel nombre de migrants destinés à incarner le rôle des comparses, essentiellement non-Syriens, rappelons-le, ce qui se déroule en ce moment sur la frontière terrestre et maritime entre la Grèce et la Turquie ne relève pas d’une crise migratoire et encore moins d’une crise des réfugiés. Désormais et ouvertement, c’est une guerre hybride, voire d’une guerre tout court sous forme d’invasion humaine initiée par la Turquie, ses véhicules blindés tirant sur barrières de la frontière compris.


On entend encore à la radio dès l’heure fraîche du premier café matinal, “que par ces temps qui galopent, les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse personnages comme on sait célestes et mystérieux, mentionnés dans le Nouveau Testament au sixième chapitre du livre de l'Apocalypse, sont de sortie. Autrement-dit, notre présent rejoigne leur symbolisme généralement retenu à l'époque moderne, à savoir, la Conquête, la Guerre, la Famine et la Mort. Et c’est un moment de paroxysme de plus à travers l’Hybris et la maladie dont elle est atteinte notre piètre Humanité. Voilà pour notre temps présent, toujours entre guerre et maladie. C'est à se demander si comme depuis le temps d’Homère, nos guerres peuvent alors cesser sous les effets de la pandémie”, émission matinale sur 90.1 FM le 10 mars.

Comme par hasard, la Turquie est le pays déclarant zéro cas de coronavirus, zéro porteurs et zéro mort. Le correspondant de la radio 90.1 FM a précisé “que le régime d’Erdogan a interdit toute allusion faite au coronavirus à travers les médias et même les réseaux sociaux qui sont étroitement surveillés. Dans un cas où quelque sur Facebook a eu l’idée de raconter qu’il y airait certains cas non annoncés, lorsque la question a été posée au ministre de la Santé, ce dernier a-t-il répondu que la Police ira bien s’occuper de son cas”, radio 90.1 FM, émission de Lámbros Kalarrýtis au soir du 10 mars. On imagine l’argument déjà fallacieux d’Erdogan, ouvrez-moi vos frontières... et acceptez à l’occasion le coronavirus à bras ouverts.

La géopolitique, la guerre, l’Allemagne, la Turquie plus... le coronavirus. Les Grecs observent ce qui se passe actuellement en Italie et ils ont le cœur bien lourd. “Ah... nos amis Italiens, c’est triste”, soupirait l’autre jour un pharmacien dans notre quartier à Athènes. En Grèce, l’épidémie ne fait que commencer, moins d’une centaine de cas officiels et connus, et aucun décès, mais pour le moment. C’est de nouveau le temps des menaces et des invasions, et c’est alors, n’en déplaise aux mondialisateurs, immigrationnistes et autres gauchisants, le temps des frontières et des patries.

Sur Internet grec on inventorie parfois en ce moment les églises dédiées à la Sainte Vierge des villes et des bourgades situées près de la frontière avec la Turquie, puis, des renforts symboliques et toutefois bien nécessaires en matériel et en hommes arrivent depuis Chypre, l’Autriche, la Hongrie et la Pologne. Erdogan quitte Bruxelles visiblement fâché, et l’Allemagne fait désormais semblant de critiquer d’ailleurs gentiment, l’agressivité de son alliée historique, à savoir la Turquie.

Le système certes a reculé depuis ses positions d’il y a à peine un mois, espérons que ce n’est pas pour... mieux sauter. Et sur le terrain disons populaire, le patriotisme demeure une valeur sûre porteuse d’espoir, tout comme les frontières d’un pays, d’une nation ou d’une société, car elles incarnent alors son cordon sanitaire au sens strict, et même figuré du terme. Et notre frontière tient, grâce aux hommes et aux femmes des forces armées, grâce à la mobilisation des habitants sur place et même un peu partout en Grèce.

Église dédiée à la Sainte Vierge. Didymóteicho, frontière avec la Turquie. Internet grec, mars 2020

La situation actuelle. Presse grecque et Internet, mars 2020

Tandis que la situation est de plus en plus tendue sur la frontière et que les Turcs n’hésitent pas à faire usage de leurs armes comme de tenter des mini intrusions pour intimider et alors tester les forces armées grecques, d’ailleurs sans succès, certains dessous des cartes ne passent plus inaperçus. Apocalypse.

D’abord il y a cette... mystérieuse question de la frontière entre la Bulgarie et la Turquie. Le 27 février, lorsque la diplomatie turque a déclaré que son pays ouvrait la porte “aux réfugiés qui souhaitaient se rendre en Europe”, en quelques heures seulement, des milliers de personnes ont été transportées jusqu’à la frontière grecque sur l'Évros. “Nous pouvons franchir la frontière librement. La police turque nous a dit que les frontières sont ouvertes des deux côtés”, disaient les migrants, d’après les agences internationales de presse en territoire turc.

Ainsi, des dizaines de milliers de personnes atteignent la frontière euro-turque. Ou pour être plus précis, des dizaines de milliers de personnes atteignent la frontière gréco-turque, longue de 212 kilomètres, et tentant de pénétrer illégalement dans le territoire européen. Personne n'apparaît pourtant sur les 259 kilomètres de la frontière terrestre bulgaro-turque. Bonne blague. Les autorités bulgares annoncent certes que depuis longtemps la dissuasion des immigrés c’est de leur priorité. Ce qu'elles n'expliquent cependant pas, ce sont les raisons. Même les Allemands de la Deutsche Welle, soulèvent directement la question: “Pourquoi tant de paix à la frontière turco-bulgare ?”, presse grecque du 8 mars 2020.

Message à l'intention des migrants. Frontière bulgare, presse grecque, mars 2020

La crise créée par la responsabilité d'Ankara sur la frontière gréco-turque, officiellement afin de faire chanter l'UE, est en réalité et d’abord, un acte de guerre contre la Grèce, d’après une planification historique de la Turquie, avec ou sans Erdogan d’ailleurs, et non pas en général, la volonté de laisser passer les migrants vers l’Europe, puisque... par miracle, les passeurs, les mafias des ONG Onusiennes comme de Sóros, tout comme le grand voyagiste pour migrants musulmans illégaux qu’est l’État turc, “oublient” que le passage vers l’Europe c’est aussi potentiellement la Bulgarie. Or, il n’en est rien et certainement ce choix n'est ni accidentel, ni tout à fait étranger aux vues de Berlin.

Notons que dans un récent voyage officiel en Turquie datant du 2 mars, le Président Bulgare Bóïko Borisov, a été reçu les bras ouverts par Erdogan à Ankara, et que de son côté, l’Allemagne soutien de fait la politique d’Erdogan. C’est dans cet ordre d’idées, que lorsqu’en fin de semaine dernière un rafiot appartenant à une ONG immigrationniste allemande avait été chassé par trois reprises des ports de Lesbos, l’Ambassade de Berlin à Athènes a cru bon s’adresser directement à l’officier grec qui commande les Garde-côtes de l’île, y compris au moyen d’une missive envoyée directement à la capitainerie de Mytilène, capitale et port principal de Lesbos.

“En somme, Berlin comme à son habitude de force occupante au sein de l’UE, a cru bon agir de la sorte.” Les interrogations qui découlent de cette affaire sont ouvertement émises sur Internet grec, et même certains médias généralistes ont fini par évoquer cette énième... affaire allemande en Grèce à l’instar de la radio 90.1 FM, émission de Lámbros Kalarrýtis, le 9 mars 2020.

L'intervention allemande à Lesbos. Montage sur Internet grec, mars 2020

“Est-il vrai que la responsable du bureau juridique de l'ambassade d'Allemagne à Athènes Wiebke Brahe, a contacté hier l'autorité portuaire centrale de Mytilène ? Depuis quand les avocats de l'Ambassade d'Allemagne communiquent-ils avec les commandants militaires Grecs locaux, en place et lieu de leur direction politique ?”

“Est-il vrai que cette communication concernait le navire d'une ONG, celle que vous appelez tout simplement l’association dans votre lettre, lorsqu’on sait que précisément cette ONG a causé tant de problèmes à la population locale depuis des années ? Est-il vrai que l’Ambassade allemande a tenu à préciser les coordonnées des passagers allemands à bord du navire ainsi que d’un ressortissant français, sans doute pour que la capitainerie du port de Mytilène leur réserve un traitement privilégié ? Est-il vrai enfin, qu'un fonctionnaire de l'Ambassade d'Allemagne insiste et intervient auprès des autorités maritimes relevant du Ministère grec de la Défense, comme de celui de la Marine, pour une affaire qui relève exclusivement du gouvernement grec et en particulier des ministères concernés ?”, 90.1 FM, émission de Lámbros Kalarrýtis, le 9 mars 2020. et presse grecque.

Les revendications du nationalisme officiel de la Turquie en Grèce et en Méditerranée

Le nationalisme turc est historique, officiel et alors mis en pratique, de la Syrie à la Grèce et de l’Irak à Chypre. De même et en dehors des Puissances entrant en jeu en Méditerranée Orientale, l’Allemagne, tout comme la Bulgarie dans une moindre mesure, figurent parmi les alliés historiques de la Turquie, avant comme après le Kémalisme. Accessoirement, il y a près de quatre millions de Turcs naturalisés en Allemagne, lesquels obéissent paraît-il d’abord aux ordres de chaque Erdogan du jour avant d’aller voter, et c’est aussi un morceau du puzzle, mais finalement pas le plus important.

Au même moment, et dans la série la géopolitique de la fusion entre pays islamiques, la Turquie invite les forces navales du Pakistan à participer à des exercices communs en mer Égée, inutile de dire que la marine nationale grecque est aussi mobilisée et veille sur la zone, presse grecque du 10 mars 2020. N’oublions pas que “par le bas”, parmi les migrants instrumentalisés et déplacés jusqu’à la frontière grecque par la Turquie, figurent de nombreux Pakistanais et Afghans, c’est tout de même cohérent, c’est un plan et c’est une guerre qui n’a pas encore montré toutes ses dents.

La Turquie et les forces navales du Pakistan en Égée. Presse grecque du 10 mars 2020

Le temps des frontières est donc de retour, y compris et déjà pour les nations et pays européens. Reste alors... le front interne. Depuis quelques jours et même nuits pour certains, la gaucho-sphère, les antifa à la Sóros et assimilés, ainsi que de nombreux universitaires gavés d’européisme, comme de ses subsides, se rebiffent, maintenant qu’on sait que d’après des sondages apparemment fiables, près du 90% des Grecs sont largement favorables à la fermeture des frontières, et à l’arrêt de la migration et colonisation de fait de la Grèce par ces populations musulmanes instrumentalisées.

En somme, ce n’est pas un délire comme on dirait gratuit, visant les peuples musulmans que les Grecs connaissent d’ailleurs historiquement et les respectent dans leurs pays respectifs, mais surtout et d’abord, une réaction logique d’un patriotisme encore profond, lequel ne souhaite guère voir la Grèce se transformer en pays musulman, qui plus est, deux siècles après la Révolution nationale et chrétienne ayant pu aboutir à la libération des Grecs de l’Occupation turque sous l’empire Ottoman. Ce qui a fait déborder le vase, c’est bien le nombre des migrants et autant, l’évidence quant aux visées expansionnistes de la Turquie, tout comme cette volonté mondialiste de la part de Sóros, ONU et consort, que de vouloir couler, voir démembrer la Grèce actuelle. Voilà pour ce qui se dit alors ouvertement en ce moment en Grèce.

C’est très précisément ces évidences qui échappent à la gaucho-sphère et autres antifa. De même, il est ainsi de plus en plus souvent suggéré par certains analystes et journalistes en Grèce, à l’instar de Kalarrýtis et de Trángas sur 90.1 FM, “que parmi ces gens, il y en a qui sont directement rétribués par Sóros, voire autant par la Turquie. Ces gens ont certes le droit à la parole et c’est normal, sauf qu’ils devaient faire preuve d’un minimum de logique car notre pays est attaqué. Malgré cela, leurs arguments sont exactement ceux le plus souvent générés par la propagande d’Erdogan, c’est triste à dire mais tout ce ramassis, SYRIZA compris, forme en interne une authentique cinquième colonne, fort agissante et nuisible. Je suis désolé, entre eux et nous, il y a désormais toute une frontière qui nous sépare, comme celle qui sépare la Grèce et la Turquie sur le fleuve Évros. Et pour ces gens, leur patrie se situe visiblement côté turc, au-delà de la frontière”, Lámbros Kalarrýtis sur 90.1 FM, le 9 mars 2020.

Cela étant dit, il faut autant se méfier de Mitsotákis comme de sa “gouvernance”. Par exemple, et on vient de l’apprendre, dans une réunion entre le ministre de la politique migratoire Mitarákis et les Présidents des Régions qui s’est tenue le 10 mars, il a été demandé aux élus régionaux que d’accepter les migrants présents sur les îles grecques de la mer Égée en les installant dans de nombreux appartements en ville. La suite ne nous est pas encore connue ; reportage, 90.1 FM, au soit du 10 mars 2020. Rien n’est autant évident qu’auparavant dans le pays, tant l’ambiance a visiblement changé.

Enfin, signe des temps, les militaires sont partout acclamés par les habitants du pays réel grec, comme encore cette semaine à Lesbos, habitants qui pour la gauche, totalement aveuglée avant son retrait définitif de l’histoire européenne, ne sont que des adeptes de l’extrême droite.


Et du côté des... travaux pratiques à Athènes, les antifa Sorites et pro-turcs patentés, après avoir saccagé la station du métro sous l’Acropole, ils viennent d’assaillir en plein centre d’Athènes la statue de l’héros de la Révolution nationale grecque de 1821, Theódoros Kolokotrónis. Parmi les slogans ayant souillé la statue, on remarque le fameux “La Grèce doit mourir”, étayé outrageusement à chaque occasion par ces individus. Je note que pour ces gens, seule l’idée de la nation grecque est alors gênante et nocive, toutes les autres nations doivent manifestement prospérer. Cinquième colonne en fonctionnement ainsi classique.

La Grèce doit mourir. Athènes, mars 2020, presse grecque

La souillure des antifa nettoyée. Athènes, mars 2020, presse grecque

Autre thème de la propagande mondialiste et autant turque, remâchée à n’en plus finir par les apatrides de gauche, à l’exception il faut le souligner de Míkis Theodorákis ainsi que de l’activiste historique Karambélias, c’est cette question relevant du droit international et des accords internationaux lesquels soi-disant empêchent la Grèce de surveiller, contrôler, voire fermer au besoin ses frontières face à une telle invasion et en même temps acte de guerre de la part de la Turquie, ce qui constitue une menace alors multiple pour la sécurité nationale. “En ces temps critiques, ma pensée va à nos enfants qui défendent les frontières de la patrie et aux braves hommes et femmes sur le fleuve Évros”, a déclaré Theodorákis, presse du 9 mars.

L’universitaire Kóstas Grívas, qui n’est pas de gauche, rappelle tout simplement “que nous devons revenir aux principes fondamentaux du droit international afin de ne pas succomber à ces opinions trompeuses et sournoises, et qui participent de l'attaque en cette guerre totale bien particulière que la Grèce est en train de subir actuellement. Avant tout, nous devons nous rappeler que le sujet fondamental du droit international, mais également son élément structurel fondamental, sont bien les États.”

“Ce sont donc les pays qui donnent un sens au droit international. Sans ces États, il n'existe même pas, et nous devons également nous rappeler que le système international est composé de pays et qu'aucune autorité supranationale n'est au-dessus d'eux. L'ONU, comme son nom l'indique, n'est qu'une structure bureaucratique qui permet aux pays d'interagir, voire, trouver des accords. Il ne fonctionne pas au-dessus d'eux et seuls les pays adhérents lui permettent enfin d’exister. Et pour pouvoir lui donner une substance, ils doivent aussi et d’abord avoir leur propre substance”, presse grecque du 9 mars 2020.

Mouton. En Attique, mars 2020

Ce n’est donc plus le temps des agneaux et encore moins celui des moutons. Temps en somme apocalyptiques. La presse prévient de l’existence des noyaux djihadistes en Grèce, introduits avec l’aimable participation de la Turquie, comme des gouvernements de gauche et de droite depuis plus de dix ans, gouvernement actuel de Mitsotákis compris, même si sa dernière gestion dans l’urgence semble aller à minima, dans un sens plus logique. Les services de renseignement grecs recherchent alors... ces djihadistes dormants à l’intérieur du pays, sauf qu’il fallait mieux contrôler les frontières en amont peut-être.

“Le président turc Erdogan avait déclaré à un moment insoupçonné que 1201 membres de l'État islamique étaient détenus dans les prisons turques, tandis que la Turquie avait arrêté 287 djihadistes en Syrie. Et il s’agit alors d’une autre carte secrète d'Erdogan, qu'il pourrait alors dévoiler dans les prochains jours. L'accent est également mis sur les islamistes fanatiques qui ne viennent pas de Syrie mais d'Afghanistan, d'Irak, du Maroc, mêlés aux migrants et réfugiés qui menacent d'entrer illégalement ou qui sont déjà entrés en Grèce au cours des dernières semaines”, presse grecque du 10 mars.

Les églises sont en ce moment pleines. Presse grecque, mars 2020

Apocalypse encore, le mot est ainsi grec, et il désigne l’action de distinguer ce qui est caché. On plonge alors dans le domaine de la vérité, dévoilée aux hommes, avant ou après même toute théologie. C’est aussi sans doute d’époque car les églises du pays sont en ce moment assez pleines, en dépit même du coronavirus.

Mardi soir le 10 mars, on annonce dans la foulée la fermeture de l’ensemble des écoles et des universités, presse grecque.

Le pays réel redécouvre alors toute la géopolitique qui est la sienne... plus le coronavirus. Question toujours de frontières et de survie, nos... matous d’ailleurs se bagarrent, c’est de saison.

Nos matous se bagarrent. Athènes, mars 2020


* Photo de couverture: La pêche près des côtes. En Attique, mars 2020

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