Friday, 20 March 2020

Timeout
Temps mort


Temps modernes. Passage obligé et soudain de la culture de la paix à celle de guerre. Nos supposés points d'équilibre se brisent comme souvent en histoire humaine, nous l’avions pourtant oublié. Points d'équilibre alors semblables au prix du pétrole brut, lequel n’est guère loin de cette barre si chère aux économistes, fixée à 20 dollars le baril. “Sous cette barre on le sait, on peut basculer d’un moment à l’autre de la guerre à la paix.” Du coronavirus... au “coronavirage”, le voilà ce vieux jeu qui nous rattrape.

Vieux jeu. Péloponnèse, mars 2020

En Grèce, nous sommes aussi en guerre sous cette mobilisation que l'on voudrait mieux voir mise en œuvre, contre deux ennemis. Le premier, il est comme partout invisible, voire insaisissable, et quant au deuxième, il s’acharne sur notre frontière, s’agissant de la Turquie et ses mercenaires islamistes Turkmènes et Afghans, en plus du bien grand nombre de migrants instrumentalisés. Jamais il ne faut dire, la Grèce n’avait dû prendre de telles décisions en temps apparent de paix, l’armée est sur la frontière et le pays plonge dans l’épidémie comme dans la phobie collective. C’est comme si un pays comme la France en pleine crise du coronavirus, devait mobiliser son armée sur sa frontière avec l’Allemagne, et en même temps maintenir son littoral atlantique face au... débarquement de milliers de migrants chaque mois. Le tout, faisant face au chaos et à la bombe sanitaire que constituerai la présence de 25000 migrants occupants, malheureux et agressifs, installés par exemple... à Saint-Martin de Ré.

Situation guère commode, issue de la même conspiration mondialiste, à savoir, l’anomie du dit marché, la domination des structures supranationales par essence irresponsables et d’ailleurs ouvertement hostiles aux nations et aux peuples, l’ouverture des frontières aux produits plus détaxés que jamais, aux migrants colons instrumentalisés par ces acteurs sournois comme Sóros, ou par certains pays islamo-totalitaires à la manière de la Turquie. Frontières somme toute ouvertes au dernier né des virus, surtout lorsqu’il s’agit de préserver d’abord le seul marché et ses uniques mensonges et seulement ensuite, la santé des peuples.

Envahisseurs sur la frontière. Presse grecque, semaine du 16 mars

Sauf que le système craque de partout et que son économisme à tout crin bat de l’aile. On compte plus de 41000 licenciements en Grèce depuis le 1er mars, joli monde. Temps de guerre en réalité au virage du coronavirus, cependant, tout laisse penser que les politiciens actuels issus comme on sait de la troisième classe au gotha des mondialistes trahiront sitôt jusqu’au bout, surtout si on les laisse faire.

La Grèce n’est pas encore entièrement confinée mais on y va tout droit, déjà les réunions de plus de dix personnes sont interdites, sauf pour les migrants... colonisateurs relativement récents, comme pour les leurs ayant déjà... de l’ancienneté, lesquels errent dans les villes et les villages de Lesbos à Athènes, échappant au moindre contrôle sanitaire. En Grèce vendredi 20 mars, on compte près de 500 cas de virus virulent connus, et 9 décès à travers le pays réel effrayé, mais on observe alors le silence sur ce qui se passe ou qui peut se passer lorsque la maladie sévira hélas tôt ou tard autant dans les campements, à Lesbos, île aux 25000 migrants entassés comme ailleurs, si ce n’est pas déjà le cas. On croit comprendre que la Turquie dissimule ses cas, migrants et islamistes compris, ils se compteraient alors par milliers, d’après certains témoignages directs et indirects, par ailleurs, évoquer le sujet du coronavirus librement en Turquie, par exemple sur les réseaux sociaux est un acte interdit sous peine d’emprisonnement, 90.1 FM, correspondant en Turquie, semaine du 16 mars.

La Grèce vient certes de fermer ses frontières officielles, donc à partir de ce dimanche 22 mars nous dit-on, tous les vols passagers seront annulés et l’ensemble des hôtels du pays fermeront leurs portes. Zeus de l’hospitalité ne recevra désormais que dans un seul et malheureux établissement par département... porté d’ailleurs volontaire, et à peine davantage dans Athènes et Thessalonique. Du jamais vu, car au même moment et pendant que les médias se concentrent sur le coronavirus et sur les assauts turco-migrants sur la frontière terrestre, il n'y a pas semble-t-il de dissuasion autant efficace face aux passeurs et la Turquie agissante du côté des îles grecques en mer Égée orientale.

Navire négrier turc... échoué sur l'île de Kéa. Semaine du 16 mars 2020

Les 193 envahisseurs débarqués à Kéa. Le 18 mars, presse grecque

Et on a même vu les femmes enceintes parmi les migrants illégaux de la semaine se rendre en groupe à l’hôpital de Lesbos pour pratiquer des examens de routine, quand tout examen ou même acte chirurgical programmé non urgent est suspendu partout dans les hôpitaux grecs, et qu’une campagne rappelle aux Grecs qu’ils doivent rester chez eux et téléphoner avant toute éventuelle prise en charge. Accessoirement, l’hôpital de Mytilène, capitale de Lesbos, s’approche de son point de rupture, un cas déclaré de coronavirus y est même soigné, Stephánou, correspondant de 90.1 FM à Lesbos et journaliste à Lesbos Post, le 17 et 18 mars. Ailleurs en Europe, on évoque dans l’euphémisme “Le difficile confinement des territoires perdus de la République”, pour ne pas dire des villes et quartiers islamisés et colonisés de la sorte.

Notons qu’à ce propos, certains journalistes grecs qui n’ont pas encore toute leur langue dans la poche, évoquent plutôt avec le concours des correspondants l’exemple similaire à Londres. “C’est alors l’énième difficulté devenue insurmontable, lorsqu’il s’agit de canaliser le comportement d’une population prétendument multiethnique et en réalité largement musulmane, au moment d’une crise grave sanitaire comme en ce moment, voire d’une crise nationale devant l’agressivité de Turquie comme chez nous. Il va falloir agir urgemment, et faire marche arrière dans tout cela... au risque sinon de périr. Et c’est alors ainsi que les discours lénifiants des mondialistes et immigrationnistes du libre marché, de la finance et de la gauche en tête, sont désormais largement caduques, voire fatalement dangereux aux yeux des peuples européens par les temps qui courent”, Lámbros Kalarrýtis 90.1 FM, semaine du 16 mars, cité de mémoire.

Ou comme l’écrit à sa manière Michel Onfray sur RT France, “une grande admonestation libérale, un genre de leçon de chose prétendument antifasciste. Il s'agissait de montrer aux abrutis de souverainistes la grandeur de l'idéologie maastrichtienne: plus de frontières, libre circulation des hommes, donc des virus! Les chinois étaient contaminés mais ils n'étaient pas contaminants: nous étions immunisés par la beauté du vaccin de Maastricht! Pendant qu'ils fermaient leurs frontières, nous ouvrions les nôtres plus grand encore -si tant est que cela puisse être encore possible... Nous nous offrions au virus.”

Temps des coquelicots. Péloponnèse, mars 2020

Et la guerre se poursuit sur tous les fronts. On sait aussi par les médias grecs “que durant la semaine dernière, certains navires aux équipages visiblement danois et hollandais appartenant à la FRONTEX, ont déclaré forfait suite à de pannes, survenues comme par hasard à l’instant même où le commandement grec leur ordonnait de repousser les embarcations jetées dans l’eau par les passeurs et par la Turquie islamo-totalitaire, vers les eaux territoriales d’Erdogan”, radio 90.1 FM, émissions de Lámbros Kalarrýtis. Et voilà la preuve de l’inefficacité de la méthode côte grec ; du 1er au 17 mars, 2165 migrants illégaux ont envahi nos îles frontalières, sachant très bien qu'ils ne pouvaient pas demander l'asile car les demandes sont suspendues durant un mois. Et à ce rythme, près de cent mille migrants colons iront s’ajouter au... petit million actuel sur place, ce que les Grecs rejettent à 90% et pourtant.

Inutile de dire combien les autorités grecques ont bien du mal à... canaliser ces nouveaux cas, et que les habitants de Lesbos désertent les rues, au moment où la situation est plus intenable que jamais, sauf que la réaction populaire comme il y a un mois ayant fait reculer le gouvernement Mitsotákis, est désormais interdite de fait, étant donné que les réunions de plus de dix personnes sont interdites... pour les nationaux, plus bien entendu la peur du coronavirus. Temps très modernes en Grèce, à la saison supposée celle des citrons, des coquelicots et des premiers touristes, et c’est totalement raté!

Temps des citrons. Péloponnèse, mars 2020

Notons qu’aux 2165 immigrants illégaux des îles frontalières, viennent de s’ajouter les 193 du bateau négrier lequel a navigué depuis la Turquie sans signalement, sans pavillon, sans ancre et sans radar jusqu’à l’île de Kéa qui est la Cyclade la plus proche d’Athènes, pour échouer... de manière volontariste sur la jetée de son port principal. Étrange affaire, car il n’a pas été intercepté ni par la Marine nationale grecque et encore moins par la FRONTEX.

Si rien ne change, le droit de déposer la demande d’asile sera rétabli début avril ; il s’agit en réalité d’un droit usurier, imposé par les mondialisateurs des marchés sans frontières aux de peuples... sans rien, l’ONU et l’UE en tête. L’opération vise à coloniser les nations européennes sous couvert “d’assistance” comme de misérabilisme totalitaire, de ce fait, les nouveaux venus de Kéa comme d’ailleurs, n’auront qu’à attendre tout simplement la fin du mois. C’est peut-être là qui se cache tout le sens occulté de l’injonction du gouvernement à la Maire de Kéa, “Gardez-les deux semaines, après on s’en occupera”, presse grecque du 17 mars.

Nous ne sommes pas dupes, car en dépit de l’élan patriotique manifeste qui se lève comme une lame de fond depuis les frontières terrestres avec la Turquie, nos frontières maritimes sont cependant violées chaque jour par ces migrants illégaux, lesquels sont immédiatement ou à terme dispersés à l'intérieur du pays, comme aux alentours d’Athènes, sous couvert de la Police dont les forces ont au passage brutalisé les quelques citoyens qui manifestaient toute leur colère, près d’Athènes à Malakássa, surtout maintenant que les rassemblements de plus de 10 personnes sont interdits et que la phobie spontanée que provoque la contagion modifie les comportements de fond en comble.

Perception de l'élan patriotique. Internet grec, mars 2020

Finalement, le gouvernement vient d’affréter deux ferrys pour transporter les migrants clandestins depuis l’Égée à l’intérieur du pays, dont ceux débarqués à Kéa, presse grecque du 20 mars. La Maire de l’île ; Iríni Velissaropoúlou a d’ailleurs sitôt adressé une lettre ouverte au Premier ministre Mitsotákis, lettre restée ignorée par la majorité des médias... en pleine guerre il faut dire du coronavirus.

“L’île ne possède aucune infrastructure capable d’accueillir ou de soigner ces gens. C’est ainsi que nous vivons ici. Même les quelques hébergements touristiques sont fermés, les propriétaires se trouvent d’ailleurs le plus souvent à Athènes. Le bateau n’était pas dirigé vers l’Italie M. le Premier ministre comme les médias se sont empressés d’expliquer. Son carburant était seulement suffisant pour alors atteindre Makrónissos, l’île d’en face. Le navire n’est pas arrivé à Kéa en 24 heures, mais il a fallu beaucoup plus de temps pendant lequel il a traversé sans ancre, sans pavillon et sans nom distinctif la moitié du nord ainsi que toute la mer Égée du Sud !!! Le gouvernement n’a-t-il aucune responsabilité dans cette affaire M. le Premier ministre?”

“Les frontières de la Grèce ne sont pas seulement terrestres sur l’Évros ou à Lesbos. Sur l’Évros, les migrants arrêtés pour avoir franchi illégalement la frontière ne sont pas hébergées dans une quarantaine de 14 jours au sein des villages. Ils sont arrêtés et expulsés instantanément. Ici pourquoi ne pas faire de même? Notre frontière maritime est-elle alors si peu sûre pour ainsi reculer de Lesbos... jusqu’à Kéa? S’ils avaient atteint le Pirée, quelle aurait été votre réaction? Il y a actuellement deux médecins ruraux sur l’île sans aucune infrastructure digne de ce nom. Même le stock en masques est épuisé. La seule combinaison stérile à laquelle nos deux médecins ont droit n’est pas encore arrivée chez nous. Le Centre médical n’a même pas de bâtiment approprié. Nous n’avons pas de tests de diagnostic du coronavirus, à l’exception de quelques-uns, lesquels nous été fournis par un organisme de bienfaisance communautaire opérant sur l’île pour soutenir le Centre médical. C’est encore une fois une initiative privée et un financement alors bien de chez nous!”

La nouvelle Présidente de la République devant le tombe du Soldat inconnu. Kathimeriní, mars 2020

“Voyez-vous, c’est comme ça que nous vivons ici... Monsieur le Premier ministre, savez-vous combien est-il difficile pour nous ici habitants des îles que d’être protégés contre le coronavirus par les moyens que je vous ai décrits? Vous nous avez demandé de rester à la maison et d’agir ainsi, parce que nous ne pouvons rien faire d’autre. Avez-vous parlé de responsabilité individuelle et possiblement des sanctions pour tout comportement irresponsable, et vous introduisez alors vous-même potentiellement le virus chez nous? La plupart des migrants illégaux ayant débarqué chez nous, ont je précise de la fièvre. Nous sommes restés sans médecins depuis des années, et nous sommes soudain informés que des médecins vont être livrés chez nous. Si c’est vrai, qu’ils fassent alors ce dont on a urgemment besoin. Prendre tous ces gens pour les emmener ailleurs et les faire soigner dignement, pour ceux qui sont malades. Les autres doivent être expulsés. Que pouvons-nous sinon leur offrir ici?”

“Si la quarantaine des 14 jours est alors de mise pour ces gens, cette période coïncide avec le moment où ils pourront de nouveau demander l’asile. Est-ce une coïncidence? Nous ne sommes pas inhumains Monsieur le Premier ministre. Dès le premier instant, nos maisons ont été ouvertes et les habitants ont offert des vêtements, des couvertures, de l’eau. Les entreprises proposent des denrées et nos restaurateurs ont spécialement cuisiné pour eux. Aux enfants nous avons donné du lait et des couches. Sauf M. le Premier ministre, que nous ne sommes pas des sous humains, nous ne sommes pas citoyens de seconde zone.”

“Dans de nombreuses contrées comme les nôtres, nous faisons tout ce que nous pouvons pour que la vie tourne, et ceci en raison de l’insularité. Il est alors temps pour nous tous de défendre ce que nous avons obtenu et construit après avoir lutté si laborieusement. Nous n’acceptons pas de trouver une solution à un problème qui n’est pas le nôtre. Ainsi M. le Premier ministre, parmi tous ces problèmes qui vous concernent aujourd’hui, occupez-vous aussi de notre île”, presse grecque du 18 mars 2020.

Pays réel en sortie et pour l'instant. Presse grecque, mars 2020

Pays réel en sortie et pour l'instant. Presse grecque, mars 2020

Le pays réel des espaces publics se vide peu à peu de ses habitants, même si de nombreux irresponsables de tout âge persistent parfois pour être amassés du côté des plages et des parcs. Et les autres, ceux qui entrent illégalement dans le pays tant que la demande d’asile restera suspendue ils ne seront pas expulsés. Les raisons sont d’ailleurs connues.

Selon la loi en vigueur, après arrestation et pour toute entrée illégale, un dossier doit être constitué au pénal pour être examiné, avant la mise en jugement et la comparution bien tardive des individus devant le juge. Pour comprendre ce qui se prépare, les arrestations actuelles seront jugées en... novembre 2020 ou bien plus tard, faute d’interprètes. Entre temps, les avocats des ONG à la Sóros auront davantage facilité la tâche à l’invasion ainsi légalisée de fait.

Ensuite, depuis que les tribunaux ont été fermés jusqu’au 27 mars et peut-être bien au-delà, pour de nombreux cas... il ne se passera alors rien du tout ; aucune accusation ni sentence. Par conséquent, même si plus aucun nouvel arrivant n’atteint désormais nos îles, et même si aucune demande d’asile n’est possible à l'avenir pour raison de sécurité nationale, les demandeurs actuels et antécédents finiront par être libérés... jusqu’à la disparition à terme du dernier Grec natif, coronavirus ou pas. Et ce n’est ni une question de soi-disant “racisme” et encore moins d’attitude prétendument “humanitaire”, mais tout simplement de l’équilibre entre la population d’un peuple libre désirant rester maître de son territoire et de sa culture car il est leur seul et unique héritier légal, et une colonisation massive, exogène, initiée sous forme de guerre hybride et d’ailleurs, foncièrement antidémocratique. Vu le nombre de migrants déjà présents sur le territoire grec, représentant près du 20% de la population, les Grecs seuls ont enfin le droit et disent alors “Non” à près de 90%, à la poursuite du processus.

Notons que les expulsions nécessitent également la coopération du pays d’origine, des interprètes et des documents de voyage, ce qu’aucun d’entre eux ne possède. Ce que les Turcs, Sóros, les ONG, les passeurs et le gouvernement savent également. D’où notre immense scepticisme devant la gestion de Mitsotákis en dépit de la réaction positive sur la frontière terrestre avec la Turquie, en pleine crise sanitaire, et en réalité politique comme économique, l’invasion en plus. Et pour ne rien... compliquer dans l'affaire, l’Afghanistan n’accepte plus ses nationaux reconduits depuis l’Europe... pour cause de coronavirus, presse grecque du 20 mars.

Jeunes en sortie. Thessalonique, mars 2020, presse grecque

Temps mort. Péloponnèse, mars 2020

Car le tout premier vaccin pour se prémunir contre tous ces fléaux, la mondialisation comprise, c’est bel et bien le maintien des frontières, donc des nations. Ni plus, ni moins. La crise sanitaire l’a davantage prouvé, et d’ailleurs la gestion de guerre, la militarisation nécessaire des moyens et des méthodes pour faire face à la pandémie, quelle que soit son origine, toute comme pour affronter la possible guerre biologique de demain, exigent de nouveau la coopération entre nations souveraines aux frontières réellement tenues.

Notons que les réponses et les politiques dans cette crises ont toujours et d’abord été nationales et que même certains pays supposés liés... par la grande union maritale européiste, la France et l’Allemagne pour ne pas les nommer, ils se sont disputés rien qu’au sujet de la fermeture de leurs frontières, médias grecs le 19 mars. Sans oublier le terrible manque de solidarité par exemple de la part de l’Allemagne vis-à-vis de l’Italie, les Italiens s’en souviendront, comme peut-être ils se souviendront de la mortalité inhérente à la zone mark, à savoir l’euro. La presse grecque révèle d’ailleurs que l’austérité imposée aux autres pays n’a pas affecté l’Allemagne, du moins pour ce qui est des lits en soins intensifs. D’où probablement le nombre de décès pour l’instant sensiblement moins important en Allemagne qu’ailleurs. Il y aurait donc en ce moment, 25000 lits de ce type en Allemagne offrant également de respirateurs artificiels, et seulement 7000 en France et 4000 en Italie, presse grecque du 20 mars.

Nous pensons à nos amis Italiens. Péloponnèse, mars 2020

Hôtel fermé. Péloponnèse, mars 2020

Nous pensons à nos amis Italiens, depuis le Péloponnèse nous prendrons les nouvelles d’Andréa hospitalisé à Rome, c’est Guiseppe qui nous les apporte, retraité lui aussi Italien, il est en Grèce depuis Noël. L’Italie à près de 500 morts par jour, c’est un bilan de guerre, notons que l’armée française perdait en moyenne durant le Premier conflit mondial 1000 hommes par jour. Nous espérons que les autres pays ne suivront pas le même chemin, tandis que nos amis de France nous informent de l’intérieur que certains lits en psychiatrie sont massivement en ce moment... libérés et les patients rentrent... chez eux, car le coronavirus alors galope.

Et en Grèce, le journaliste Trángas résume alors le problème des hôpitaux, autrement-dit des politiques. “L’hôpital de Sotiría à Athènes, qui est un établissement de référence pour les malades du coronavirus, est doté pratiquement de la majorité de cliniques de pneumologie en Grèce. Par le passé ils y exerçaient 130 à 140 pneumologues. Aujourd’hui, il en compte environ 40, dont la moitié ont plus de 60 ans et risquent d’être immédiatement infectés par le coronavirus comme d’avoir des complications liées à l’âge.”

“Autrement-dit, ils risquent vraiment leur vie dans un hôpital paralysé par la politique de mémorandum et d’austérité dans ce pays depuis dix ans. Je voudrais dire au Premier ministre que beaucoup de ceux qui meurent en ces jours critiques partiront, non seulement à cause du virus, mais surtout à cause des lacunes du système national de santé. Ces morts, ils accuseront alors cette volonté politique de toujours dire oui à la Troïka et en réalité à l’Allemagne, un oui si facilement prononcé par les députés grecs.”

Café fermé. Péloponnèse, mars 2020

La guerre contre le coronavirus. Sociabilité... nouvelle. Quotidien Kathimeriní, mars 2020

“Je dois dire au Premier ministre que l’hôpital de Sotiría compte désormais seulement 30 à 40 spécialistes, c’est-à-dire que le mémorandum et la Troïka ont réduit au moins de 60% sa solidité et les soins de l’hôpital par rapport au passé car actuellement, il devait même développer 400 fois plus de moyens en raison de l’épidémie. Je dois dire à M. Mitsotákis que dans tous les hôpitaux, il y a des carences graves en masques, en antiseptiques et en gants.”

“C’est triste et c’est macabre, mais à l’époque d’un énième gouvernement sous la Troïka, le sien, les citoyens vont perdre la vie à cause des impôts et des taxes perçus non pas pour renforcer la Grèce mais pour enrichir les caisses de l’Allemagne. Notre homme politique constitutionnellement responsable doit savoir que dans les 645 hôpitaux et unités médicales du système de Santé, il y a actuellement environ 100000 professionnels et pour eux, un million de masques sanitaires, 90000 flacons antiseptiques et un nombre insuffisant de gants. Les jours passent, les masques sont contaminés, beaucoup d’entre eux sont de mauvaise qualité et doivent être jetés, remplacés. La même chose avec des gants.”

“Il est dommage que le pays, M. le Premier ministre, ne dispose pas d’un nombre suffisant d’antiseptiques. Il est dommage de plafonner l’achat de trois antiseptiques pour chaque personne. C’est une double honte, de dire - plusieurs semaines après l’apparition du virus dans l’Italie voisine, que nous prenons maintenant les mesures drastiques. À l’heure actuelle, M. Mitsotákis, nous avons 54 malades de coronavirus parmi le personnel hospitalier et 300 autres en quarantaine”, émission de Yórgos Trángas, 90.1 FM, le 20 mars, cité de mémoire.

Toujours à propos de l’hôpital Sotiría, Yánnis Papazacharías, chirurgien et syndicaliste à l’hôpital public KAT, sonne à son tour la sonnette d’alarme. “Les récents développements à l'hôpital de Sotiría, où des cliniques entières, principalement pulmonaires, sont essentiellement transformées en cliniques du coronavirus sont catastrophiques pour les autres patients. Ces derniers, atteints de maladies respiratoires chroniques graves perdent non seulement leurs rendez-vous attendus depuis des mois, mais également le contact direct avec leur médecin traitant. Ils restent ainsi suspendus dans le vide, tant pour poursuivre leur traitement que pour surveiller leur état de santé.”

“Parmi les cas les plus tragiques, il y a bien sûr les patients en oncologie. Qu'est-ce que cela signifie que seules les chirurgies d'urgence sont autorisées? Autrement dit, le cancer peut-il alors attendre? Comment ces patients se rendront-ils en toute sécurité à la table d'opération comme auront-ils accès aux traitements oncologiques? Demain même, nous devons réquisitionner le secteur privé de la Santé dans son ensemble, les chirurgies, les lits, les cliniques, les unités de soins intensifs, tout comme les médecins privés, qui sont pour la plupart des collègues expérimentés pour les intégrer dans la Santé Publique. Et nous alors surtout régler plus tard régler nos comptes avec tous ceux qui ont réalisé ce système de Santé comme ses hôpitaux selon les seuls critères du marché, et non pas en prenant soin des urgences sociales, comme celle en cours, tous ceux qu'ils n'ont fait aucune prédiction pour répondre aux besoins de santé accrus des personnes dans pareilles conditions. C’est alors urgent maintenant, pour ne pas pleurer tant de vies. L'Italie n'est guère loin”, 90.2 gr, le 20 mars.

Aire de jeux fermée. Péloponnèse, mars 2020

Taverne fermée. Péloponnèse, mars 2020

Et en Turquie, Erdogan bloque la livraison de 200000 masques commandés par l’Italie, histoire encore de faire pression sur l’Europe, presse italienne et grecque du 20 mars. Finalement, c’est toujours à la guerre... comme à la guerre.

Temps modernes. Passage obligé et soudain de la culture de la paix à celle de guerre. Et c’est encore devant nous, géopolitique du monde actuel comprise. L’important c’est alors, qui va encore payer les pots cassés. Les peuples, ou sinon la bande des soi-disant élites plus racistes et génocidaires que jamais ?

Temps modernes comme temps mort. Le grand sud grec, chroniques des terres... comme des virus.

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Temps mort. Animaux adespotes, Péloponnèse, mars 2020


* Photo de couverture: Temps Modernes sous le... coronavirus. Quotidien Kathimeriní, mars 2020

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