Thursday, 14 May 2020

Epidemocracy
Épidémocratie



Mois de mai bien entamé. Péloponnèse mythique. On assiste à la floraison des oliviers et ce sont alors des milliers de petites fleurs blanches qui tapissent les arbres face à la mer. L’été ante portas et voilà que les plages de l’Attique autour d’Athènes sont déjà fréquentées. C’est enfin le temps des premières baignades, pour ne considérer que l’image apparemment idyllique du pays. Sinon, l’économie reste au point mort, tandis que la bande des Mitsotákis aux manettes prépare alors un arsenal juridique complet, rien que pour interdire les futures manifestations et rassemblements... sous prétexte de menace sanitaire. Il faut bien dire que de la devise nationale en Grèce “La liberté ou la mort”, c’est plutôt de la mort de la liberté dont il est déjà question, le prétexte étant d’ailleurs rapidement trouvé.

Plage en Attique. Mai 2020, presse grecque

Le pays réel prépare coûte que coûte son déconfinement intégral la peur au ventre. D’abord il y a l’économie à moitié rayée de la carte vitale de la société grecque et ensuite, cette peur diffuse quant au retour potentiellement constant du confinement, autant que de la maladie. Car en Grèce et pour le moment, on ne peut pas parler de pandémie pour une maladie ayant causé la mort de 150 personnes en tout. Notons que même Tsiórdas, le médecin... vedette officielle, ami de certains industriels du médicament et porte-parole de l’épidémocratie actuelle affirme que son comptage des morts est un peu large.

Épidémocratie donc. “Je me souviens, par exemple d’une hémorragie cérébrale. Avoir Covid-19 ne signifie pas nécessairement que vous mourrez du Covid-19. Nous l’avons enregistré comme si le patient était en train de mourir du Covid-19, c’est-à-dire, nous l’avons mis dans le comptage commun. Et je pense que nous avons raison de l’avoir fait, presse grecque.”

Au moment où l’activité culturelle n’est plus et que les artistes, les musiciens et les acteurs meurent littéralement de faim, les vampires Mitsotakiéns aux commandes multiplient les faits et les gestes aboutissant au totalitarisme mondialiste en cours, naturellement le Covid-19 en plus. Sans la moindre consultation populaire, locale comme nationale, c’est au moment du confinement, au prolongement d’ailleurs anticonstitutionnel au-delà de sa première quinzaine, que les éoliennes plus sauvages que jamais, inutiles comme nuisibles sont alors implantées là où les réactions des habitants ont fatalement été cantonnées de fait et ce n’est qu’un exemple. Éoliennes ainsi coronaristes, allant de la Grèce Centrale à la Crète et du Péloponnèse aux Cyclades à commencer par Tinos, en dépit de la contestation argumentée des habitants qui s’y opposent et des scientifiques encore libres d’esprit.

Oliviers en fleurs. Péloponnèse, mai 2020

Le Comité municipal de lutte contre les éoliennes des Cyclades a publié une mise en garde sévère, soulignant, entre autres... les évidences.

“Au milieu de la période tragique et dangereuse que nous traversons, la compagnie Énergie des Cyclades entreprend les travaux de bétonnage, préalables à l’installation de ses éoliennes dans la région de Prassá. Les membres du comité municipal luttant contre les éoliennes s’est réuni en téléconférence pour constater et dénoncer le manque total de respect envers les habitants de Tinos, lesquels s’opposent à ce crime ; enfin dénoncer autant l’instrumentalisation insidieuse du confinement à son propre bénéfice. Nous l’avions d’ailleurs imaginé.”

“Seulement, les agissements de cette entreprise donneront l’occasion au dernier des citoyen de se rendre compte que les sauveteurs autoproclamés de l’environnement, les soi-disant investisseurs verts, ne sont pas du tout préoccupés par l’environnement et encore moins par les réalités de la vie locale. Tout ce qui compte, c’est leur profit, défiant les conséquences, allant jusqu’à bénéficier de la pandémie et de l’impossibilité pour nous d’exprimer le point de vue opposé. Ils ont tort s’ils croient que c’est ainsi qu’ils réussiront à nous vaincre”, presse locale, fin avril 2020.

Dans le même ordre d’idées... entre ordo-libéralisme et épidémocratie, le ministère de l’Éducation ex-nationale sous la Bilderbergienne Keraméos, vient de reculer dans son projet d’installer des caméras fixes partout dans les classes des écoles du pays, il faut dire devant l’avis négatif de la Commission grecque d’informatique et des libertés, presse du 12 mai.

Premières baignades. Péloponnèse, mai 2020

Vestiges oubliés de la civilisation mycénienne. Péloponnèse, mai 2020

Chapelle. Péloponnèse, mai 2020

Certes, dans le Péloponnèse aux apparences paisibles on se baigne déjà, comme on visite parfois à pied ces vestiges oubliés de la civilisation mycénienne aux flancs d’une chapelle. Civilisation appelée du nom de Mycènes en Argolide et dont la phase finale durant l’Helladique Récent vers 1300-1200 av. J.-C., bien connue grâce au déchiffrement de 1952 et autant à celui de l’écriture linéaire B, révélant ainsi que la langue de ces Achéens établis de Chypre à la Sicile était déjà du grec. De Chypre à Sicile... les éoliennes en plus.

Déconfinement alors coûte que coûte. Les habitants du village “empruntent” à leur manière les chaises des cafés pour les installer face à la mer, c’est en attendant l’ouverture des cafés vers la fin mai. On s’arrange comme on peut sous le soleil et ce n’est pas qu’un cliché. Le gouvernement impose des mesures intenables aux professionnels du tourisme et de la restauration, gouvernement d’ailleurs qui se contredit lui-même lorsqu’il fait la promotion d’un tourisme quasi-ouvert au sein de l’Union européiste avec “remplissage des avions comme des bateaux” ou se disant rassuré “lorsque les voyageurs auront effectué un test de dépistage du Covid-19, 72 heures avant leur départ”, presse grecque du 13 mai. Il y a visiblement le feu au lac du tourisme, seulement, près de 65% des hôtels n’ouvriront pas et que plus de la moitié des Grecs ne souhaitent pas d’ouverture de la saison touristique cette année. La peur de la mort, la peur au ventre... et la peur du ventre vide, visiblement ils se télescopent, cela se nomme autrement de la mécanique sociale savamment orchestrée, ou, comment imposer le totalitarisme après avoir tétanisé les peuples, les rendant incapables d’entreprendre toute action salvatrice d’envergure.

Sauf que la douche froide a déjà commencé, été ou pas d’ailleurs. Les habitants sont désormais suffisamment informés, certains ont même éteint leurs postes de télévision. L’autre jour entre les primo-baigneurs du coin, la discussion portait sur les conspirations des mondialistes comme Bill Gates et Georges Sóros, c’est pour dire et encore, les plages ne sont pas encore bondées. Sous les plages, le pavé !

Les habitants... empruntent les chaises des cafés. Péloponnèse, mai 2020

Les habitants... empruntent les chaises des cafés. Péloponnèse, mai 2020

L’actualité apparente n’en finit pas de passer ; qui plus est, couronnée d’un bien étrange virus au comportement inhabituel aux dires des médecins, lorsque même seulement “en quatre heures les gens s’aggravent ; ils sont embarqués aux urgences et quatre heures plus tard on les intube”.

Le problème n’est pas le virus en soi mais plutôt notre rapport avec la mort et surtout, le régime métapolitique que la gestion, voire la gesticulation autour du virus sont en train d’imposer.

C’est alors ainsi que l’actualité officielle canalisée, stérilisée et propagandiste, ne dit pas un seul mot des vrais dangers et événements, de la suppression des dernières libertés à la colonisation du pays par l’invasion migratoire. Ici, même le terme imposé est trompeur, car il ne s’agit pas d’une migration mais d’une invasion et autant acte de guerre ; les Grecs en savent quelque chose car la Turquie islamo-totalitaire n’est guère loin.

Dans la série, les événements graves mais dissimulés, il y a la récente présence, officialisée en tout cas en Grèce à l’intérieur du camp pour migrants - envahisseurs de Mória à Lesbos, d’une ONG intitulée “Moria White Helmets”, visiblement liée aux funestes Casques blancs... islamistes. En Syrie déjà et d’après Thierry Meyssan, “parmi les sept groupes djihadistes... figurent les Casques blancs, dits Défense civile syrienne. Cette ONG prétendument humanitaire a été créée et est dirigée par un officier du MI6 élevé par la reine Elizabeth, en 2016, au titre d’officier de l’Empire britannique, James Le Mesurier. Cette organisation abreuve les médias d’images choquantes, censées prouver les soi-disant crimes du régime et dont il a été souvent démontré qu’elles sont de pures mises en scène de propagande. La participation de cette ONG à des combats a été attestée. Le ministère russe de la Défense l’a décrite comme proche d’Al-Qaïda. Les Casques blancs sont financés par l’Allemagne, le Danemark, les États-Unis, la France, le Japon, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.”

En Grèce et à Lesbos, d’après le reportage publié et repris par certains sites d’analyse, cette ONG a déjà été découverte grâce à sa page sur FB. Notons que comme ils ont été découverts, ils ont fait disparaître à la hâte une des photographies figurant sur leur page, où l’on pouvait lire que Mória et Lesbos “c’est leur nouvelle terre”. Sauf que cette page a été déjà dupliquée par les internautes.

La photo retirée par l'ONG islamiste depuis sa page FB. Presse grecque, mai 2020

Le reportage du site grec d’analyse géopolitique est éloquent. “Voici quelques faits suivis par notre analyse, nous amenant à poser naturellement quelques questions. En consultant leur page de groupe sur Facebook, j’ai remarqué ce qui suit: L’organisation semble avoir démarré soin activité début mars, quelques jours seulement après la tentative d’invasion sur la frontière de la rivière Évros, moment de la fermeture des frontières par la Grèce. Ces gens se réfèrent à ce nom Casques blancs, comme étant adopté sous forme de soi-disant hommage rendu à l’organisation homonyme en Syrie et en même temps, ils prétendent qu’ils n'ont aucun lien direct ni rapport avec elle. Cependant, le fondateur de Mória White Helmets se dit avoir appartenu à l’organisation White Helmets en Syrie en tant que membre.”

“Les administrateurs de la page FB et qu’y rédigent autant textes et incitations, ont également de comptes sur les réseaux sociaux, lesquels ont été créés pendant la même période, celle de la création de l’ONG entre février et mars 2020. Certains d’entre eux affirment avoir étudié dans des universités européennes comme d’avoir travaillé au sein d’entreprises étrangères, ce qui est difficile à prouver et tout autant difficile à réfuter. De nombreux membres de cette page déclarent la Turquie comme lieu de leur résidence, plus de 20 membres.”

“Ce groupe sur le réseau FB montre des vidéos se prétendant organiser le travail dans le campement, notamment le nettoyage et l’entretien des espaces. Ils font également référence à une structure - équipe formée sous leur initiative, laquelle lutte prétendument contre les actes criminels à l’intérieur du camp. Tout cela bien sûr, sans faire preuve de la moindre photographie et bien entendu, sans aucune preuve quant à la coopération avec les autorités locales.”

“Le bruit finalement causé par une vidéo publiée d’après un article de la rédactrice en chef du site Géopolitics sur son profil Facebook personnel, vidéo de l’ONG mentionnant Lesbos comme étant leur propre terre, a conduit au retrait de cette vidéo, elle reste désormais accessible uniquement pour les membres de l’ONG. Notre avis ainsi que les questions qui se posent se résument alors en ceci.”

“S’il s’agit d’un groupe d’auto-organisation et d’autogestion, théoriquement, ce n’est évidemment pas forcément une mauvaise chose. Mais comme c’est effectivement fréquent en pareils cas, pourquoi ces gens ont-ils choisi le nom d’une ONG en Syrie, censée ne pas vouloir apparaître comme directement liée à celle d’origine? S’y référer aux Casques blancs sous forme d’hommage à l'organisation homonyme en Syrie n’aide évidemment pas à prouver qu’ils n’y sont pour rien. On peut ensuite se demander comment se fait-il que les profils et les groupes ont tous la même date de création sur les réseaux sociaux.”

“Pour ma part, je pense que le gouvernement grec devrait immédiatement examiner quels sont ces individus censés faire fonctionner cette organisation au sein du campement, tout en considérant les coïncidences événementielles liées à la mise en place de cette ONG. Enfin, je publierai une photo issue de la publication du 13 avril par la journaliste et activiste britannique Vanessa Beeley sur son compte Facebook personnel, au sujet de l’ONG Moria White Helmets, laquelle agit désormais sur le sol grec. Les ONG de ce type, sont ainsi généralement affiliées à Al-Qaïda et financées parfois par des enlèvements d’enfants et le trafic des êtres humains”, Internet grec, mai 2020.

Pays réel grec. Péloponnèse, mai 2020

Le pays réel est en guerre, l’invasion est en cours car elle participe de la même conspiration visant à mettre fin à la souveraineté, à l’autonomie culturelle et autant politique des peuples européens. Sauf que les gouvernants des pays en question ont trahi et accessoirement, ils sont payés pour, tel est en tout cas mon sentiment. Sauf que la sphère médiatique des télés poubelles ayant d’ailleurs récemment reçu près de vingt millions d’euros d’aide par Mitsotákis, fera toujours croire que notre seul problème c’est le coronavirus, le déconfinement réussi, ainsi que le comment recevoir de nouveau nos touristes... au besoin masqués. L’économie étant au point mort, les marionnettes politiques font alors tout pour ne pas récolter un jour toute la colère des travailleurs et des patrons réunis ; autre réalité désormais difficilement dissimulable par les télévisons dépotoirs.

Actualité introuvable, sinon sur Internet et encore, à l’instar de la destruction programmée par COSCO d’une partie des fortifications antiques du Pirée, le géant chinois ayant acquis comme on sait la part majoritaire au complexe portuaire du Pirée... sous le salopard politique Tsípras.

D’après le reportage disponible, il s’agit de transformer radicalement une grande partie de la zone de mer située à l’entrée du port à quelques mètres des rochers historiques et autant vestiges depuis l’antiquité, qui plus est, devant l’École nationale des officiers de la marine. Les habitants manifestent toute leur opposition depuis 2018, mais personne ne les écoute.

L'opposition depuis 2018, affiche de juillet 2018

“Ainsi COSCO, laquelle a transformé le port du Pirée en protectorat chinois, s’apprête à détruire ce magnifique espace maritime afin de construire un réseau d’immenses embarcadères auxquels seront amarrés des bateaux de croisière géants relevant d’intérêts chinois. Il est également prévu de construire un ou deux bâtiments à plusieurs étages sur ces quais en annexe aux terminaux, toujours liés à l’embarquement et au débarquement de milliers de passagers.”

“Au-delà des énormes dégâts environnementaux pour tout dire criminels, au-delà de l’enclavement de ce magnifique espace vivant et vécu, c’est tout un passé historique et archéologique qui sera perdu à jamais. Sans oublier le tombeau de Thémistocle, on sait que certains archéologues insistent sur le fait qu’il se trouverait en cet emplacement du port. Il y a pourtant omerta et les partis politiques, ainsi que les élus locaux et régionaux se taisent”, presse Internet, mai 2020.

Notons que la Haute Cour de Justice a finalement légalisé... l’appétit de COSCO en 2019, sous la Présidence de Katerína Sakellaropoúlou, presse grecque le 7 juin 2019, un mois seulement avant le départ de SYRIZA du pouvoir aux législatives de juillet de la même année. En mars 2020, Sakellaropoúlou juge à la retraite issue de la nébuleuse Syrizíste et immigrationniste connue, autant pour avoir été la juge concédant le pays aux colonisateurs d’en bas comme d’en haut, elle est naturellement choisie par Mitsotákis et par Tsípras au “Parlement” pour figurer l’actuelle Présidente de la République... visiblement sous la bénédiction de la sphère Sóros, de Bruxelles et de Berlin. Ceci explique sans doute cela.

Tsipras lors de la signature avec les cadres de COSCO. Presse grecque, avril 2016

Nul ne peut reprocher à la Chine de défendre ses intérêts. Le problème alors grec, c’est la part du port qui lui a été accordée ainsi que le pouvoir décisionnel qui en découle. De même qu’avec les aéroports grecs bradés aux Allemands progressivement et depuis la “gouvernance” de Simítis, ce Premier ministre agent de l’Allemagne et ainsi de suite... pour arriver à ce Papandréou de 2010, le pion de Sóros.

Le pays est en guerre, ou comme il est dit ailleurs, “les réponses politiques au Covid-19 n’ont pas d’objet médical. Un groupe transnational partiellement identifiable s’est saisi de l’occasion fournie par l’épidémie pour tenter d’imposer une transformation profonde des sociétés européennes, comme il avait utilisé les attentats du 11 septembre 2001 pour transformer les États-Unis. Il est encore temps de s’opposer à la hiérarchisation du monde à venir”, Thierry Meyssan, mai 2020.

Péloponnèse, contrée qui demeure malgré tout quelque part mythique en ces temps coriaces. On assiste en ce moment à la floraison des oliviers et des figuiers... surtout de Barbarie. C’est autant de notre temps.

Figuiers de Barbarie. Péloponnèse, mai 2020

“Calypso offre à Ulysse de choisir entre l’immortalité et la terre de sa patrie. Il repousse l’immortalité. C’est peut-être tout le sens de l’Odyssée”, note le poète Yórgos Séféris dans son “Journal” en 1964 en citant les “Carnets-II” d’Albert Camus.

Pour le groupe transnational partiellement identifiable, c’est alors le choix imposé de la mort sans la patrie, et c’est autant le choix du système politique “grec”.

Pour nous autres, c’est évidemment le choix de la terre, tout comme de la mer de notre patrie. Cependant et pour y parvenir, il va falloir enfin supprimer... politiquement j’entends, l’ensemble des politiciens actuels ainsi que leur système xénocrate et de ce fait contraire à la survie de la nation. La blague, la leur a trop durée depuis l’assassinat de notre dernier Gouverneur Hellène Kapodístrias en 1831 ; un grand homme d’État ayant également joué un rôle de premier plan dans la réorganisation institutionnelle de la Suisse et dans l’affirmation du statut de sa neutralité permanente. Des événements graves sont en cours, j’y reviendrai. La liberté ou la mort !
Le choix de la mer. Péloponnèse, mai 2020


* Photo de couverture: Oliviers face à la mer. Péloponnèse, mai 2020