Sunday, 26 January 2020

We want our islands back
Nous voulons récupérer nos îles



Pays parsemé d’îles, où la mer est d'un bleu azur et les plages de sable fin. Pays même aux clichés fort imposants à son sujet, pour ne pas dire imposés. Déjà, la politique dite d’austérité, autrement-dit, son Occupation et son dépeçage à tous les niveaux au prétexte de la supposée dette, doublée d’une pression fiscale assommante, enfonce toujours et encore son peuple dans la pauvreté, le chômage chronique, le départ vers l’étranger de près de 700.000 Grecs, pour finalement entraîner la population dans la déception et la dépression collective. Et ce n’est pas fini. La crise migratoire, autrement-dit, l’invasion organisée par les tenants du mondialisme, atteint ces dernières semaines un seuil critique. Aux îles grecques de la mer Égée orientale, le nombre total de migrants essentiellement musulmans dépasse déjà par endroits celui de la population grecque et chrétienne des autochtones, c’est l’explosion donc, et on y est.

Grèce, aussi pays des montagnes. Thessalie, janvier 2020

Cette semaine, les élus régionaux, les maires, ainsi que les associations locales ont organisé leur journée ville morte la plus importante du moment. Toute activité a donc cessé à Lesbos, Chios et Samos, tous les habitants pratiquement vêtus en noir en signe de deuil, ont manifesté pour crier une fois de plus... l’évidence: “Nous voulons récupérer nos îles.” Car tel est le socle de la démocratie et d’abord de la souveraineté des peuples, car ils sont les maîtres de leurs territoires et c’est sur ces territoires que leur organisation politique, sociale, économique, culturelle et symbolique s’inscrit alors dans la durée.

De ce fait, c'est à eux et à eux seuls que revient le droit de décider de leur avenir, de leur sort, des droits et des devoirs qui régissent leur territoire comme leur société, et bien entendu c'est encore à eux et à eux seuls que revient le droit de décider d’accepter ou pas, l’installation d’une population étrangère chez eux. Ou plutôt, de l’installation d’un nombre contrôlé d’individus venus d’ailleurs, et non pas d’une masse importante, surtout capable de modifier de fond en comble le présent et d’ailleurs l’avenir des autochtones imposant d’autres règles et usages. Et lorsque les choses ne se déroulent pas de cette manière et que les populations autochtones, les ethnies et les nations perdent le contrôle, voire, le sens de leur destinée, les historiens, quels que soient la période ou les lieux concernés, nous expliquent alors qu’il s’agit bien d’une invasion. Tout simplement !

Une fois n’est pas coutume, la presse internationale francophone, AFP comprise, ont alors couvert l’événement si ce n’est qu’incomplètement, à l’image notamment de “Russia Today” de langue française, principalement à travers le reportage d’Aris Messínis sous le titre: “Nous voulons récupérer nos îles: des milliers de Grecs manifestent contre la présence de migrants”, il était grand temps.

“Des manifestants, au port de Mytilène, principale ville de l'île grecque de Lesbos, demandent le retrait du camp de migrants de Mória le 22 janvier 2020. Des milliers de Grecs ont protesté ce 22 janvier sur les îles égéennes qui accueillent les plus importants camps de migrants, réclamant le départ immédiat de milliers de demandeurs d'asile. Des milliers d'habitants ont manifesté ce 22 janvier sur les ports des îles de Lesbos, Samos et Chios, proches de la Turquie, brandissant de nombreux drapeaux grecs, pour demander le départ immédiat de milliers de demandeurs d'asile.”

Nous voulons récupérer nos îles. Lesbos, janvier 2020, presse grecque

Nous voulons récupérer nos îles. Lesbos, janvier 2020, presse grecque

Lesbos, Chios et Samos actuellement. Affiche illustrant l'invasion, presse de Lesbos, janvier 2020

“Une grève générale de 24 heures, avec fermeture des magasins et des services publics, était également observée dans ces îles. Le slogan principal de cette journée d'action était: Nous voulons récupérer nos îles, nous voulons récupérer nos vies. Au bord de l'asphyxie, le camp de Mória sur l'île de Lesbos, dont les conditions sordides sont dénoncées par le Haut-commissariat aux réfugiés de l'Onu - HCR - et de nombreuses ONG de défense des droits de l'Homme, accueille plus de 19 000 demandeurs d'asile pour une capacité de 2 840 personnes.- On ne peut pas sortir le soir, les gens se font poignarder. La situation est également dramatique à Samos où 7 500 migrants se trouvent dans le camp de Vathy, d'une capacité de 650 personnes, aux portes de la ville.”

“A Chios, le centre d'accueil et d'hébergement de Vial est prévu pour 1 000 personnes mais près de 5 000 demandeurs d'asile y vivent dans des conditions également sordides. En novembre, le gouvernement a annoncé la création de nouveaux camps, pour plus de 5 000 personnes chacun, sur les cinq îles de la mer Égée qui abritent au total près de 42 000 migrants, Lesbos, Chios, Samos, Kos et Leros. Mais les responsables locaux s'y opposent fermement, exigeant que la capacité des centres soit limitée à 1 000 personnes.”

“La Grèce en première ligne des flux migratoires A Lesbos, en particulier, les violences entre demandeurs d'asile sont fréquentes. Deux d'entre eux ont été tués à l'arme blanche dans le camp de Mória en janvier. Une Afghane de 18 ans est hospitalisée, entre la vie et la mort après avoir été poignardée cette semaine. En outre, trois demandeurs d'asile se sont suicidés ces dernières semaines dans des centres de rétention en Grèce. On ne peut pas sortir le soir, les gens se font poignarder, a témoigné à l'AFP l'un des manifestants sur le port de Mytilène, à Lesbos. La Grèce a été en première ligne dans la crise migratoire de 2015 - année durant laquelle le pays a vu transiter 850 000 personnes à destination de l'Europe centrale. Et elle est redevenue l'an dernier la première porte d'entrée des migrants en Europe.”

“Le HCR a comptabilisé en 2019 plus de 59 700 arrivées en Grèce par mer et plus de 14 800 par voie terrestre, principalement via la frontière avec la Turquie. Soit un total de 74 600 arrivées en 2019. Plus de 3 000 nouveaux migrants sont entrés en Grèce depuis le début de l'année 2020, dont la moitié par la mer, selon le HCR. Récemment, le ministre adjoint de l'Immigration Giórgos Koumoutsákos a déclaré que la Grèce vivait une -fatigue migratoire, demandant une solidarité réelle’ à la communauté internationale”, l’article sur le site de RT a été publié le 22 janvier 2020.Link

Nous voulons récupérer nos îles, nous voulons récupérer nos vies, par l'administration régionale. Lesbos, janvier 2020, presse grecque

Nous voulons récupérer nos îles. Lesbos, janvier 2020, presse grecque

Nous voulons récupérer nos îles. Lesbos, janvier 2020, presse grecque

Affiche à Samos ayant provoqué des réactions... à Athènes à travers la presse systémique. Janvier 2020

Il va de soi que la situation est bien plus exécrable que ce que décrit le reportage de “Russia Today”. Et d’abord les chiffres. D’après des estimations venues même “d’en haut”, les migrants installés en Grèce ayant depuis deux à trois ans... forcé le passage grand-ouvert, en toute illégalité et autant impunité, dépasseraient largement les 630.000 personnes, d’après les aveux du Ministre de la Migration, et en réalité des migrants, le Syrizíste Dimítris Vítsas en mars 2019, presse grecque. Tel est également l’avis de mon ami B., universitaire en géopolitique en Thrace et autant fin observateur de notre triste temps.

“Ils sont environ un million, ceux qui sont arrivés depuis 2015, et à ce rythme de près de 200.000 par an, en moins de dix ans nous deviendrons minoritaires dans notre propre pays. Le problème est autant culturel et de civilisation, l’Europe doit comprendre qu’elle est en danger de mort et nous ici, nous nous trouvons en première ligne, c’est tout.” Car à part les îles, il y a également la frontière entre la Grèce et la Turquie en Thrace, laquelle a été volontairement transformée en passoire, ceci au moment où la même frontière entre la Bulgarie et la Turquie reste impénétrable, et c’est Berlin qui décide de la sorte, pour ne rien cacher des évidences de la politique actuelle.

Les Grecs ne sont pas aussi dupes que par le passé, et des politiciens cosmétiques, à la manière des députés de Mitsotákis, ont de plus en plus de mal à réciter leur poème appris lors des séminaires sous l’aimable collaboration des esprits et autres serviteurs de Sóros en version locale. Lorsque par exemple le député du district de Karditsa issu de la majorité est venu soutenir devant les habitants du bourg de Palamas en Thessalie, “que l’arrivée des migrants est quasiment un phénomène météo, et c’est pour cette raison qu’il est impossible de contrôler les frontières”, des Palamiótes lui ont sitôt répliqué faisant remarquer “que comme par hasard, les frontières terrestres et maritimes de la Bulgarie sont parfaitement contrôlées et surveillées”. Car il est question d’installer un camp pour migrants à proximité du bourg et au sein d’une zone industrielle... morte depuis la crise, ce qui finalement irrite encore davantage les habitants.

“Nous, c’est-à-dire notre commune, avons offert en 1980 ce terrain à la Banque d’Investissement alors de l’État pour y créer une zone Industrielle et d’activités, pour que nos enfants puissent ainsi travailler. Vous les politiques, vous avez détruit les emplois, nos enfants sont partis en Allemagne ou ailleurs et l’hybris désormais consiste à nous imposer ici une population musulmane, eh bien, notre réponse c’est non. Et nous ne croyons pas à vos belles paroles, lorsque vous prétendez que ces migrants seront dans un camp clos et qu’il n’y aura pas d’incidence sur nos vies ici. Nous savons que la situation finira comme à Lesbos, à Mória, invivable”, presse locale de Karditsa en Thessalie, janvier 2020.

Installations pour créer un nouveau camp à bord d’un cargo. Port de Samos, presse grecque, janvier 2020

Réaction locale face à l'installation de migrants. Palamás en Thessalie, janvier 2020

En Thessalie, janvier 2020

Mais à Athènes, on vient de faire élire à la Présidence de la pseudo-République la très compatible Sóros, Katerina Sakellaropoúlou, adepte d’une Grèce à la population remplacée et très ouvertement ennemie de sa patrie. La “Pravda” de la section française des gnostiques réunis, à savoir “Le Monde”, sait de quoi elle parle: “En Grèce, une femme élue pour la première fois à la présidence de la République. Diplômée de droit constitutionnel et de droit de l’environnement, Ekateríni Sakellaropoúlou a notamment soutenu des réfugiés, des minorités et les libertés civiles.”

Traduction en langue non codée façon novlangue: elle ne soutiendra en aucun cas les Grecs, elle acceptera et elle favorisera même leur remplacement par de migrants musulmans, et pendant qu’elle rabâchera les foutaises climatophobiques infligées par les gnostiques du mondialisme pour faire oublier leur mainmise tératologique sur le destin et sur les richesses des peuples, elle éternisera alors l’Occupation Troïkanne et Allemande en Grèce, comme elle l’a déjà fait en tant que juge.

Enfin, quand le pays sera peut-être amputé d’une partie de son territoire national, d’après la géopolitique imposée par les barbarismes calculateurs jumelés de Berlin et d’Ankara, et ils ne sont pas les seuls, alors que les marionnettes Mitsotákis, Tsípras et assimilés auront trahit jusqu’au bout, et pendant que suite à la future guerre entre la Grèce et la Turquie le peuple enfin se révoltera, la nouvelle Présidente, fidèle à son serment quasiment perceptible vis-à-vis de Sóros, fera encore tout pour imposer le totalitarisme désormais... sans visage humain et à l’occasion, la pilule du suicide assisté au peuple grec. C’est donc pour cette raison que Sakellaropoúlou a été nommée par les maîtres-fous du monde actuel à ce poste. Dans un sens, l’Apocalypse sous l’Acropole comme peut-être autant du côté de Montmartre, c’était déjà hier !

Sous l'Acropole. Janvier 2020

Musique à l'ancienne. Tríkala en Thessalie, janvier 2020

Magasin ! Tríkala en Thessalie, janvier 2020

Le nouveau siècle, nous y sommes alors pleinement. Le droits-de-l’hommisme de Sakellaropoúlou fait par exemple très exactement écho aux récentes déclarations de Mitsotákis voulant faire de la Grèce “un pays multiculturel que les migrants bonifieront à leur manière”, octobre 2019, presse grecque. Cela pue le Sóros à tous les étages.

Comme le souligne autant Jean-Louis Harouel dans son essai, “Les Droits de l’homme contre le peuple”, “longtemps, les droits de l’homme se sont confondus, dans la pratique, avec les libertés publiques des citoyens au sein des États-nations démocratiques. Aujourd’hui, les libertés publiques, centrées sur les seuls nationaux, ont été déclassées par les droits fondamentaux, dont le principal ressort est l’obsession de la non-discrimination et dont les grands bénéficiaires sont les étrangers, systématiquement admis à tous les acquis et avantages des peuples européens. Au nom des droits de l’homme, tout individu présent sur le territoire d’un pays européen peut multiplier les revendications et les actions juridiques, en principe contre l’État de ce pays, mais en réalité contre le groupe humain du pays concerné.”

“L’application de droits individuels jadis conçus pour protéger un peuple contre les excès d’autorité de ses gouvernants devient dangereuse pour ce peuple quand des membres d’autres peuples se déversent massivement sur son territoire. Ils utilisent le principe de non-discrimination qui fonde la religion des droits de l’homme pour faire prévaloir leurs mœurs et leurs valeurs au détriment de celles du pays d’accueil, travaillant ainsi à le défaire, à le transformer en un autre pays.”

Temps présent. Tríkala, Thessalie, janvier 2020

Temps présent. Tríkala, Thessalie, janvier 2020

Animal adespote à Tríkala. Thessalie, janvier 2020

Pays... disons parsemé d’îles, où la mer est d'un bleu azur et les plages de sable fin. Pays même aux clichés qui ne restent pas immuables. Ce que le reportage de “Russia Today” et d’AFP n’ont pas voulu reproduire depuis Lesbos, sont par exemple les déclarations publiques de Konstantínos Moutzoúris, Président de Région aux îles du nord de l’Égée, formulées lors du grand rassemblement populaire à Lesbos.

“Il existe un plan de remplacement de notre population, qui est celui de l'homme d'affaires Sóros. C’est une situation qui résulte également de l’enferment de la Grèce dans la mesquinerie des accords de Dublin-II. Ces gens veulent nous imposer un mode de vie différent, une autre religion. Konstantínos Moutzoúris dans son discours, a également incriminé l’ONU pour son rôle, et il a exigé que les ONG puissent être désormais contrôlées par la Grèce. Enfin, il a appelé à mettre en place toutes les actions possibles et de dissuasion sur nos frontières. Nous devons enfin les surveiller et les protéger, sur terre comme en mer. Nous voulons que la dissuasion devienne enfin la règle pour les migrants potentiels. La patrie est en danger. Je me fiche de ce que disent les traités internationaux”, presse grecque, le 23 janvier 2020.

L’image paisible du pays parsemé d’îles est fausse. “Notre principale mission essentielle c’est la dissuasion. Il n'y a pas beaucoup de recettes pour cela. Car elle est simple et d’ailleurs contenue dans tous les ouvrages de défense et les manuels militaires pertinents. Si tu veux la paix, prépare la guerre”, déclare de son côté le Général Konstantinos Flóros, nouveau chef d'État-major des armées, presse grecque du 23 janvier.

Chypre de jadis. Affiche au musée de la musique à Tríkala. Thessalie, janvier 2020

Chien perdu. Athènes, janvier 2020

Nous sommes déjà en guerre et cela n’échappe plus à la presse, en dépit de la propagande ambiante. Le journaliste Manólis Kottákis revient à sa manière sur les déclarations du Président de Région aux îles du nord de l’Égée.

“La vague migratoire est une menace majeure pour notre sécurité nationale. Si sur les 90 000 habitants de Lesbos on compte aujourd'hui 30000 migrants musulmans et sur les 30000 habitants de Samos 10000 migrants musulmans, on se demande comment ces gens vont se comporter en cas d’attaque des Turcs. En faveur de qui par exemple provoqueront-ils des troubles? On se demande également combien de ceux qui arrivent en embarcation sur nos îles, sont alors migrants et combien sont des agents appartenant aux services secrets turcs. Et quelles provocations et autres opérations de sabotage peuvent ainsi être organisées au moment choisi et en arrière-pays grec par ces agents, lesquels ne sont certainement pas transférés vers les camps pour migrants car ils disparaissent dans la nature.”

“La deuxième raison pour laquelle M. Moutzoúris est fort inquiet et pour cela, il tire la sonnette d’alarme aux politiques d’Athènes comme lors de sa rencontre d’hier avec le ministre d'État Giórgos Gerapetrítis, c’est que les migrants ont ruiné la vie des habitants de la mer Égée du Nord. A Lesbos, l'hôpital est essentiellement occupé par eux. Les lits sont pleins. Les ambulances sont essentiellement mobilisées dans leur va et vient à Mória et son campement. Le soir du Nouvel An, sur les neuf naissances enregistrées, huit provenaient de femmes migrantes et seulement une, d’une femme chrétienne habitante de Lesbos.”

“Les guichets automatiques des banques sont accaparés pendant de nombreuses heures de la journée par les migrants et sont interdits de fait pour les habitants de Mytilène. D'énormes files d'attente de migrants leur carte de débit à la main, gratuite et offerte par des ONG et l’ONU, se tiennent devant les automates pour récupérer les quelques euros auxquels ils ont droit chaque mois, et ils bloquent objectivement l'accès aux habitants. La criminalité, celle des migrants, explose. Le coût de leur alimentation, trois repas par jour, avec le concours de l'Armée grecque, s'élève à alors à 45 millions d’euros par an.”

Escalier. Tríkala, Thessalie, janvier 2020

“Tout cela et bien davantage pour ce qui est des conséquences sur la santé publique, sera présenté lors d’une conférence de presse spéciale dans un proche avenir. Comme il me l’a également précisé lors de notre rencontre, Konstantínos Moutzoúris sait qu’une petite partie certes de la population bénéficie de la présence des migrants. Les tavernes à ouzo sont continuellement pleines à craquer. Leurs clients sont ces Arabes et Néerlandais travaillant pour les ONG, ainsi que les hommes de la FRONTEX lesquels passent des heures dans leurs journées au bistrot, tandis que des avions militaires turcs sifflent au-dessus de la tête des habitants. Trois mille chambres ont été louées à ces hommes et femmes des ONG, pendant que nos étudiants ont du mal à trouver un logement. Les supermarchés et notamment ceux appartenant aux Allemands se font alors des c... en or.”

“La terre agricole qui entoure le campement de Mória est louée contre de montants stupéfiants aux ONG pour ainsi étendre... la cité des migrants. Cependant, tout cela ne concerne que quelques-uns, un petit nombre. Le gouverneur régional est bien conscient que l’écrasante majorité est gravement affectée dans son existence. Il comprend que nos îles, cette zone sensible de la mer Égée du Nord se trouvent sous Occupation. Car tout le monde sait qu’il suffirait d’une étincelle pour qu'en quelques heures, nos îles, deviennent un brasier.”

“Moutzoúris a ainsi perdu son sommeil, étant donné que des migrants issus de plus de 77 nationalités différentes sont installés aujourd'hui sur nos îles. Mais nous, nous en savons désormais bien davantage. Que cette affaire des migrants n'est pas qu’une question, disons de droits humains. C'est autant et surtout une question de cohésion sociale et c'est finalement une question de sécurité nationale. Comme c’est autant une question d'identité nationale car à terme, d’après les projections sérieuses issues des scientifiques spécialisés, 58% de la population en Grèce changera tout simplement d’identité nationale.”

“Enfin, la crise migratoire est désormais hiérarchisée par les Grecs pour devenir le deuxième problème majeur du pays, il était septième il y a seulement quelques mois. Au point où nous en sommes, les ankyloses et les idéologies n’ont plus aucune place. Le gouvernement sera tôt ou tard confronté à une immense vague de protestation populaire et d’ailleurs au-delà des partis. Il lui est donc conseillé d'ajuster sa politique dans le sens de la vague, et non pas à contre-courant. Enfin, l’approche multiculturaliste est peut-être bonne, et encore, mais ce pour les pays qui n'ont pas de frontières communes avec la Turquie. Nous, nous en avons”, Manólis Kottákis, 24 janvier 2020.

De manière plus directe, une habitante de Samos a interpelé le Ministre... des migrants, Nótis Mitarákis en ces termes: “Nous sommes les habitants légaux de notre île. Nous tenons le pays face à la Turquie et ne voulons pas que vous nous transformiez en terre musulmane. Ou sinon, dites-le-nous ouvertement, nous devons quitter notre patrie et nos îles pour laisser la place aux envahisseurs. Vous, vous êtes venu nous rencontrer, escorté par une garde de douze policiers pour assurer votre sécurité et vous avez bien fait. Dites-nous alors combien de policiers vous mettrez à notre service pour escorter nos enfants à l’école, ou nous-mêmes pour sortir de chez nous sur notre propre île.” Un autre habitant a même ouvertement menacé le Ministre: “Sachez que nous ne resterons guère trop longtemps dans la légalité lors de nos actions”, reportage et vidéo de la presse locale à Samos, le 19 janvier 2020.

Grec et mendiant devant une église. Athènes, janvier 2020

Temps qui galopent... et autant paliers du futur. Cette semaine du côté des îles, les élus régionaux, les maires, ainsi que les associations locales ont organisé leur journée ville morte la plus importante du moment. Sinon, on peut encore peut-être évoquer pêle-mêle, les leçons de notre histoire dont Chypre, nos animaux en perdition, ou encore l’escalier mal fixé du futur.

Pays où la mer est d'un bleu azur et les plages de sable fin... mais c’est presque la fin de la phase historique actuelle et l’histoire accouchera comme toujours, à sa seule guise. Dans un bistrot de la Riviera d’Athènes, on discute géopolitique. La Turquie, l’Allemagne, la Libye, comme surtout de l’alibi chronique des politiciens.

Un animal adespote, profitant de la discussion passionnée entre les humains, leur a arraché un petit morceau de pizza. Tout le monde a enfin rigolé. Dans un sens, l’Apocalypse sous l’Acropole comme peut-être autant du côté de Montmartre, c’est tous les jours !

Un animal adespote. En Attique, janvier 2020


* Photo de couverture: Pays parsemé d’îles. En Attique, janvier 2020