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Saturday, 30 January 2021

Heads up !
La tête haute !



Déjà un mois de passé en cette nouvelle année du dernier temps. Qu’on se le dise ; sur cette pente du totalitarisme technophile, on ne va pas s'en tirer avec six mois de confinement par an. Février, sera déjà... le quatrième mois consécutif du confinement à la grecque. Ces jours-ci, la gouvernance du “pervers narcissique” Mitsotákis enfonce encore le clou dans le cercueil du pays. Le fonctionnement du commerce est de nouveau restreint à partir de ce samedi, la mesure concerne Athènes et son aire urbaine, soit près d'un tiers de la population de la Grèce. Mais surtout, le système politique livre en ce moment même la mer Égée et Chypre aux Turcs. Pour 2021... on vise le “grand chelem” !

Le fleuve Achéloos vaincra. Région Thessalie, 2019

Pendant qu’à Athènes, les commerces, les cafés, les restaurants meurent... définitivement, en bien maigre consolation, nos plus belles images du pays nous parviennent désormais par la caverne numérique. Celles du mont Bélès sous la neige en Macédoine grecque par exemple ; dans une époque d'enfermement et de morbidité, quand le voyage devient interdit aux humbles, pour être seulement autorisé pour les mandarins. Amoureux de nos espaces du Nord, c’est avec joie que je fais découvrir cette Grèce, je dirais autrement authentique, celle de la Macédoine et de la Thessalie notamment. Sauf que la dernière fois... remonte à l’automne 2019.

Ce samedi 30 janvier, Mitsotákis, désormais assimilé à un “pervers narcissique” car pas du tout réticent à se déshabiller à moitié devant les caméras à l’occasion de sa deuxième vaccination Pfizer, est en visite officielle justement en Thessalie.

L'assassinat du petit commerce. Athènes, janvier 2021

La presse locale numérique, un ramassis de chiens de garde locaux, alimentés par les fonds gouvernementaux et par les subsides de l’administration coloniale depuis Bruxelles, naturellement elle pavoise. Il faut dire que Papastergíou, le maire de Tríkala se comporte d’abord comme un VRP local de Microsoft et comme un agent local de l’Ambassade des Etats-Unis et de l’Allemagne ; ceci explique sans doute et largement cela.

Pays en naufrage. En Attique, 2019

Mitsotakis à sa deuxième vaccination. Athènes, janvier 2021, presse grecque

L'assassinat du petit commerce. Athènes, janvier 2021

Pour tous ces “responsables”, le naufrage provoqué du pays réel est alors un but, comme ils ne jurent que par l’écologie à quatre sous, le numérique, la 5G et de ce fait, par l’approfondissement de la condition coloniale de leur région comme de la Grèce. Cette visite aux allures électoralistes, s’effectue d’ailleurs dans un moment où la junte au pouvoir, renforcée par le confinement perpétuel, arrive à bout de la plupart des réactions violentes des habitants et de certains rares élus locaux ; entre autres, devant le crime que constitue l’installation sauvage des éoliennes en ces montagnes.

Politiciens il faut dire, largement contrôlés par les constructeurs allemands des éoliennes. Plusieurs grandes installations devraient être construites aux sommets vierges de la région d’Ágrafa et cela à une altitude d’ailleurs inhabituelle en Grèce comme dans le reste du monde, se situant entre 1600 et 2100 mètres. Et Mitsotákis, visite d’ailleurs aussi ce samedi, la région voisine de Kardítsa, toujours en Thessalie.

Mitsotákis... s'en prend à la Grèce. Tríkala, le 30 janvier 2021, photo Dimítris Papamítsos

Les foutaises éoliennes menacent il faut dire l’ensemble du pays. Les amis de la famille Mitsotákis, les rapaces du BTP grec n’y voient qu’une belle proie à saisir, et pour contourner ce qui reste de la réglementation nationale et internationale, les projets sont désormais découpés en “petits parcs”, c’est toute l’astuce alors trouvée pour ignorer complétement les municipalités et les Régions concernées.

Comme en ce moment en Épire, la région voisine, quand le maire de la commune historique de Métsovo découvre... les faits accomplis. Il est désormais en colère ; même si sa bourgade en altitude, est pourtant connue pour être un fief du parti de Mitsotákis. Le Comité Energie, ainsi que la Régie d’Électricité - DEI, sous contrôle... effectif allemand, ont décidé d’installer leurs éoliennes sur de nombreux terrains de pâturage appartenant à la commune, sans même l’informer au préalable et encore moins consulter son avis. C’est bien connu, l’Union européiste c’est colonialisme... plus l’électricité.

Les Météores, rochers et monastères. Région de Tríkala, 2019

Les Météores, chats des monastères. Région de Tríkala, 2019

Montagnes donc qui seront bientôt défigurées si la réaction n’est pas à la hauteur, aux endroits où les routes n’existent souvent pas, et lorsqu’elles existent, elles ne sont pas capables de supporter le transport d’énormes éoliennes, ainsi que les matériaux nécessaires à la réalisation du forfait. Des kilomètres de routes devront ainsi voir le... mauvais jour à travers les forêts de sapins et les alpages, lieux qui abritent encore une flore rare ainsi que l’essentiel de ce qui reste des mammifères dont les ours, et des oiseaux sauvages du pays. Et il s’agit enfin d’une zone supposée rester très protégée, car classée NATURA 2000. Visiblement, l’Hybris et la démesure... atteignent des sommets jusque-là inimaginables, le tout, derrière le rideau de la dite... seule crise du COVID-19.

Il en va de même avec le barrage de Mesohóra, ouvrage dont l’utilité demeure controversée et que Mitsotákis veut faire démarrer en dépit des réactions locales, passant même outre des décisions de la Haute Cour qui paradoxalement, une fois n’est pas coutume, ne se range pas aux côtés des Troïkans. Sauf que finalement, en tout cas d’après la presse, c’est seulement en hélicoptère que le VRP des GAFAM et des industriels allemands survolera alors la zone du barrage... pendant que certains habitants l’attendent vraiment le pied ferme.

Le barrage de Mesohóra. Région de Tríkala, 2019

Rappelons qu’une décision gouvernementale datant d’août 2017 autorise désormais la Régie d’Électricité - DEI, à achever les travaux et ainsi faire fonctionner le barrage sur le fleuve Achelóos, dans le but de produire de l’électricité.

La bourgade sera en partie définitivement inondée sous les eaux du lac artificiel, et de ce fait, depuis près de vingt ans, Mesohóra... expérimente ainsi une destinée impossible mais fort imaginée tel un cauchemar. L’imaginaire local est désormais figé, le futur fuit, plus aucune gestion du temps n’est réellement possible, à l’exacte image de ce que ressentent les Grecs dans leur majorité depuis les années... de l’inondation Troïkanne sans parler de l’Apocalypse COVIDienne actuelle.

Mesohóra est un village historique”, déclarait déjà Niki Économou, pour les besoins d’un reportage réalisé en février 2017. Elle est la Présidente de l'Association des futurs inondés de Mesohóra ; elle vit plusieurs mois au village et le reste du temps à Larissa, capitale de la Région Thessalie.

En 1943 notre village avait été brûlé par les Allemands, et c’est avec beaucoup de sacrifices que les gens ont reconstruit leurs maisons ici, dans le but justement de ne plus quitter l'endroit où ils sont nés. Le barrage effacera le village, et l'argent des indemnisations ne nous intéresse absolument pas. Je veux que mon village ne soit pas perdu, je suis très attachée à mon pays”.

La... plage de Mesohóra sur le fleuve Achelóos. Région de Tríkala, 2019

Près du fleuve Achelóos. Région de Tríkala, 2019

L'assassinat du petit commerce. Athènes, janvier 2021

Mitsotákis visite pourtant la Thessalie et la presse locale pavoise, et alors autant, tout ce qui reste du système clientéliste lequel se mobilise à son tour. Telle ma... pauvre cousine Yánna, casée à la mairie de Tríkala car rattachée au clan local de la Nouvelle Démocratie depuis le décès de son mari. Elle diffusait dès vendredi soir “son” message à tout le monde, avec des SMS en masse. “Réunissons-nous demain samedi devant le Musée Tsitsánis, pour acclamer Mitsotákis”. La Grèce finale... en pays fini.

Yánna se croit sans doute indéboulonnable à la mairie, elle n’a que faire on dirait du Great Reset, ou encore des commerces qui ferment à Tríkala ou à Athènes. Et de la trahison nationale permanente, de la mer Égée à Chypre, n’en parlons pas. “Ah, si seulement un jour nous construisons le pays enfin à notre manière, le problème se posera différemment, et ce sera alors fait sans Yánna, voire contre elle”, ironise-t-elle notre autre cousine Éfi. En effet, au sujet justement du Great Reset, ceux comme Yánna, pensent alors qu’il ne concerne que les autres. Ou plutôt, ils ne pensent plus.

Pourtant, on sait bien des choses à son piètre sujet. “Ce projet révolutionnaire de couper l’histoire en deux circule donc depuis plusieurs années dans les milieux du capitalisme industriel et financier. Philosophiquement, le thème de la tabula rasa n’est pas neuf et apparaît déjà dans l’eschatologie monothéiste et sa temporalité linéaire, ascendante, cumulative, avec un avant et un après, qui projette d’en finir avec le Mal et une condition humaine douloureuse pour nous acheminer vers le Bien et un avenir salvateur”.

D’autres cultures ont une conception cyclique du temps et n’envisagent pas d’en finir avec le Mal, ou ce qui est perçu comme tel, ce que Friedrich Nietzsche reprendra à son compte avec le concept d’Éternel retour, du Bien comme du Mal. À l’opposé, le Great Reset appartient à cette tradition utopiste qui rêve d’organiser le monde de manière parfaitement rationnelle, unifiée et centralisée, et d’en finir une bonne fois pour toutes avec le Mal, identifié à la multitude humaine et à l’existence biologique, lesquels induiraient une forme d’irrationalité, c’est-à-dire d’imprévisibilité et d’incertitude”.

Petit commerce... laissé à son chat. Athènes, janvier 2021

Dans plusieurs publications et entretiens, Klaus Schwab nous annonce une quatrième révolution industrielle qui va fusionner le biologique et le numérique. Cette dictature technologique et technophile est en gestation depuis des décennies. Les réseaux d’agents dormants ont été pré-positionnés aux postes clés du pouvoir pendant des années, puis activés tous ensemble en 2020. Ce projet a connu divers noms — positivisme, scientisme, progressisme, mondialisme, transhumanisme —, le Great Reset n’est que le dernier en date pour qualifier cette tyrannie électronique universelle qui se met en place un peu partout sur la planète, car personne n’y échappe”.

Tyrannie universelle. Déjà un mois de passé, en cette nouvelle année du dernier temps. “Où en serons-nous après le 8ème reconfinement ?”La question est ainsi posée par le... grand initié Jacques Attali, naturellement à sa manière. La fin... entre autres finitudes du petit commerce ? Solution sans doute intermédiaire, placer momentanément sa boutique... sous la responsabilité de son chat, comme semble-t-il parfois en ce moment à Athènes.

Vieux temps. Cap Sounion, mars 2019

Rien n’y fera. Cette dictature technologique et technophile est certes en gestation depuis des décennies. Sauf que la “gouvernance” des pervers narcissiques est, somme toute, vue pour ce qu’elle est vraiment, si ce n’est que par une partie du peuple.

Puis naturellement, viennent les questions politiques, plus exactement, celles quant à la lutte politique possible. J’ai enfin fait remarquer cette authentique vérité à certains amis... encore universitaires, ainsi qu’à ma cousine Éfi qui vit au village et qui me téléphone pour me donner les nouvelles du petit pays. Le vieux temps n’est plus. Cessons de voir ce qu’il n’est plus, désamorçons d’abord les leurres. Le système politique n’en est pas un, surtout pour nous. Il nous faut alors adopter l’attitude qui avait été celle de nos ancêtres par le passé historique ; face à une administration, tout comme devant un système d’Occupation coloniale, voire totalitaire. Ni partis, ni élections, ni même débats inutiles.

Et nous devrons autant tirer toutes les conséquences opérationnelles qui découlent de l'adoption d'une telle clarification de notre situation exacte. Faisons enfin polémique. Oui, faisons polémique... au sens grec du terme, ce qui est en jeu, nos vies, la vie de nos enfants, en vaut le coup.

La tête haute !
La tête haute. Athènes, janvier 2021

* Photo de couverture: Le mont Bélès sous la neige. Macédoine grecque, janvier 2021, Internet