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Sunday, 28 February 2021

On the border of the night
Sur la frontière de la nuit



Février qui se termine, le mois des morts dans la Grèce antique. Temps jadis des Anthestéries, la grande fête célébrée en l'honneur du dieu Dionysos. Elle traçait la fin de l'hiver et la victoire de la vie sur la mort. On disait alors que “les âmes des défunts reviennent brièvement ces jours-là”, moments graves où l’on priait également pour les mourants. Cette parousie triomphante de Dionysos, symbolisait la traversée des ténèbres, la délivrance ; après avoir franchi la frontière de la nuit.

Les Athéniens ont pris le chemin de l'exode, février 2021 (presse nationale)

La fin de l’hiver ? Les Athéniens ont en tout cas pris le chemin... de l'exode, celui des sentiers, des places, des marinas et des plages. C’est le retour à la vie... ou plutôt, à son ersatz. Car la frontière de la nuit n’a pas encore été franchie. Le confinement, même à moitié respecté, dure tout de même sans interruption depuis quatre mois.

Et au fil des semaines, la junte du sociopathe Mitsotákis devient encore plus violente dans sa stupidité. Et même plus destructrice qu’à ses débuts. Visiblement, l’agenda mondialiste la met sous pression. Les pays occidentaux doivent disparaître, leurs peuples se soumettre, et quant aux nations, elles doivent mourir. Non pas du COVID, mais de l’agenda de Davos. “Nous avons besoin d'une Grande remise à zéro du capitalisme” annoncent-ils ouvertement ces lucifériens du méta-Nazisme mondialiste et européiste, tel l’initié de haut rang Klaus Schwab.

Sauf que leurs exécutants sur le terrain ont été choisis parmi les Gauleiter les plus abrutis qu’ils soient. Cyniques, déshumanisés, affairistes et au besoin... amis de pédophiles ; seulement voilà, cela se voit trop désormais. Tel Mitsotákis qui fait tabasser les étudiants qui manifestent à travers toute la Grèce en ce moment. Comme par exemple à Thessalonique ; et quand une femme âgée s’y interpose, dévoilant aux prétoriens de la Police que le seuil de l’intolérable est alors franchi, l’instantané fait naturellement le tour du pays.

Une grecque âgée... Thessalonique, février 2021 (presse locale)

Les habitants se révoltent. Évosmos, février 2021 (presse de Thessalonique)

“Mitsotákis, basta...” Évosmos, février 2021 (presse de Thessalonique)

Les Grecs se révoltent il faut dire un peu partout, mais pour l’instant, leurs actions restent encore sporadiques. À Évosmos, dans les faubourgs de Thessalonique les habitants crient alors “Basta” tous les jours. Le confinement strict imposé à leur commune, dissimule bien mal la volonté de la gouvernance xénocrate et immigrationniste, d’imposer à Évosmos un nouveau campement-ville pour les colons d’Erdogan, de Merkel et de Sóros. En tout cas, telle est l’interprétation des faits sur le terrain.

Le tout, dans ce contexte de la “Grande remise à zéro” de l’économie et de la société pour... les natifs des lieux, “bioconservateurs” de surcroît. “Mitsotákis, basta. Tout est détruit. Le travail, nos activités, nos âmes, nos vies. Basta, nous ne voulons plus de vous... comme bienfaiteur du peuple”.

Et à Athènes, le monde de la culture exige toujours la démission de la ministre, s’agissant de l’initiée Mendóni. C’est la suite logique de l’incarcération en attente de l’instruction du procès... du pédophile et violeur très présumé Dimítris Lignádis, piètre metteur en scène et alors arriviste connu. Le problème c’est que la ministre avait nommé Lignádis à la direction du Théâtre National, et qu’après coup, elle a déclaré “que Lignádis avait trompé tout le monde, et qu’il s’agit d’un homme dangereux”.

“Mendóni démission”. Athènes, février 2021 (presse nationale)

“Mendóni démission”. Athènes, février 2021 (presse nationale)

Devant cette fois-ci... le théâtre national du pseudo-Parlement, le petit écolier de Klaus Schwab perd ses pédales. Mitsotákis, celui que certains des Rothschild appellent sans doute avec raison “little Koúlis” d’après Crash Radio en tout cas, a d’abord interdit à Mendóni l’accès à l’Assemblée lors du débat qui la concerne pourtant directement durant la dernière semaine de février, pour finalement... la laisser s’exprimer début mars pour dire qu’elle prend sur elle la responsabilité de la nomination de Lignádis. Entre temps, la vice-porte-parole du gouvernement a pris la défense de Lignádis, en arguant que la petite phrase de la ministre “quant à la dangerosité du présumé coupable était alors mal choisie et que Mendóni, qui n’est pas une politique mais une... technocrate, demeure sinon, une excellente ministre”.

Fin février, le porte-parole du gouvernement qui n’a visiblement pas trop souhaité se mouiller... dans le lit sémantique de Lignádis et de Mendóni, a donné sa démission. Il avait été nommé à ce poste par Mitsotákis il y a seulement deux mois.

Comme déjà évoqué sur ce blog, Mitsotákis dont le comportement en public fait parfois penser à celui des narcissiques, n’est pas à son premier ami pédophile avéré ou présumé.

Répétons-le. Le parasite politique Mitsotákis n’est pas à un... pédophile près. Rappelons que Níkos Georgiádis, ancien député de Corfou de la Nouvelle Démocratie, lequel fut dans les années 2010 chargé de la planification politique du bureau de Mitsotákis, avait été maintenu à ce poste bien que condamné pour viol sur mineurs et pour pédophilie. Et c’est seulement sous la pression de certains cadres du parti, que Mitsotákis a enfin congédié son ami bien proche. Les Grecs alors observent... et ils s’expriment à leur manière. Ce n’est pas sans raison que l’on découvre depuis quelques jours suspendue sur un immeuble d’Athènes, la banderole suivante. “Au bout de combien de pédophiles, un gouvernement peut-il alors démissionner ?

“Au bout de combien de pédophiles...”
Athènes, février 2021 (presse nationale)

Ce que l’on sait déjà d’après certaines radios et sites Internet, “tient d’abord de l’adoration... plutôt primordiale, suffisamment connue depuis les années passées au sein du même Lycée, adoration que Mitsotákis vouait envers... l’irrésistible Níkos Georgiádis. Et quand il y a quelques années, Mareva Grabowski, l’épouse... malheureuse, avait-elle mis son Mitsotákis à la porte, ce dernier a naturellement trouvé refuge chez son idole... qui par la suite s’est avéré être un pédophile et un violeur patenté, car condamné déjà pout de tels crimes” Crash Radio, février 2021.

Un peu plus tard, comme le système des initiés historiques et mondiaux a décidé de nommer “little Koúlis” au poste de Gauleiter à Athènes ; le couple Grabowski - Mitsotákis s’est reconcilié, “ultime sagesse” comme diraient certains.

On se dit même qu’en cette Grèce de sa dernière fausse histoire, Mendóni ne veut pas démissionner si facilement, déjà car elle en sait des choses. Ensuite, et en dépit des déclarations, le choix Lignádis aurait été celui de Mitsotákis en personne. Déclarer donc que “Lignádis est un homme dangereux” revient à dire implicitement, que bien en amont, c’est alors Mitsotákis qui est dangereux.

Hiver, toujours confiné. Au pays où les enfants ne jouent plus dans les parcs ; la sexualité, les histoires d’amour ou de c... des politiciens, auraient-elles pu ne pas intéresser grand monde. Sauf qu’elles font partie intégrante de la politique réellement appliquée, au besoin, en passant par le crime. Et là, tout devient intéressant, ou plutôt sordide.

Au pays où les enfants ne jouent plus dans les parcs. Athènes, février 2021

Le problème... culturel pour son parti déjà supposé conservateur, c’est que Mitsotákis fait ouvertement la promotion d’une seule sexualité auprès des Grecs au lieu de rester neutre ; en l’occurrence, celle de l’homosexualité masculine, et que sous son... règne, l’école grecque fait autant ouvertement et officiellement, la promotion des relations amoureuses entre adultes et adolescents de 15 ans. Ce n’est pas rien.

Dans la foulée, Koúgias, star en Grèce des avocats pénalistes et défenseur de Lignádis, croit de son côté dénoncer “l’attitude des homosexuels professionnels masculins”, ce qui très justement a fini par provoquer de la colère au sein de la communauté des homosexuels. Oui, car “être une pute n’a pas de sexe, et d’abord chez les politiciens” comme on le dit désormais ouvertement du côté du peuple.

Sauf que les autres événements en cours sont bien plus graves que le Raspoutinisme gouvernemental ambiant. Maintenant que les commerces rescapés du génocide économique des années Troïka ferment pour toujours, on comprend alors combien “la Grande remise à zéro” c’est en ce moment, et qu’elle s’applique simultanément ailleurs qu’en Grèce.

Commerce définitivement fermé. Athènes, février 2021

Il nous a fallu quarante ans pour enfin saisir l’essence de la véritable histoire nationale qui est la nôtre”, me dit-il mon ami Yánnis ; non sans une certaine amertume, au bout du fil depuis son île de la mer Égée. Oui, comme c’est tout autant vrai, que nous ne vivrons plus jamais en paix, et que les événements à venir... alors ils viendront. D’où toute l’urgence dans notre réaction, d’abord individuelle mais surtout collective.

Mais l'on comprend bien aussi que certaines affaires du moment, dont celles servies à la sauce Lignádis, sont en réalité des opérations psychologiques pour que le peuple ne perçoit pas les vrais événements qui se déroulement derrière le rideau... du grand théâtre national. Et il y a de quoi... D’abord la Turquie qui prend pied en mer Égée quand la souveraineté grecque y est bafouée, la colonisation méthodique du pays par une population musulmane dépêchée depuis cette même Turquie, puis, le saccage des richesses grecques, publiques comme privées par une bande de rapaces mondiaux comme locaux, dont la clique des Mitsotákis et de leurs amis.

Accessoirement, et c’est sans doute ici que résiderait peut-être le côté vraiment gênant de l’affaire Lignádis ; des ONG immigrationnistes dans le sillage de Soros, gérées comme on sait par certains proches des Mitsotákis, auraient non seulement fourni de “la chair fraîche” au très présumé pédophile et violeur ; mais que peut-être surtout, elles auraient pris toute leur part dans un circuit disons international de pédophilie... rien que pour initiés. Telle est la remarque formulée, toujours certes sous forme d’interrogation par certains journalistes en Grèce, à l’instar de Yórgos Trángas, connaisseur historique des faits grecs, un homme bien proche... des services secrets comme on sait car il le dit lui-même publiquement.

Trángas, lequel vient de lancer un mouvement politique, prétendument “de renouveau patriotique”, et qui espère surtout récupérer les déçus des partis traditionnels, et d’abord ceux de la Nouvelle Démocratie, rappelle non sans raison “qu’un acte significatif parmi les premiers pas de Mitsotakis une fois au pouvoir en 2019, fut alors de placer sous la responsabilité directe du Premier ministre, la gestion des enfants migrants mineurs non-accompagnés”. Une bien curieuse première, pour les usages grecs en tout cas.

Depuis son île de la mer Égée. Années 2010

Pays donc, toujours sur la frontière de la nuit. Pendant que la Junte actuelle fait tabasser les étudiants à Thessalonique tout en renforçant le régime liberticide COVIDien, un certain peuple se réveille certes... mais encore bien mollement à notre avis. Ce qui n’est pas sans rapport naturellement, avec le processus de guerre psychologique et de mécanique sociale, qui caractérise enfin toutes les affaires dites courantes. Et ceux qui par exemple croient que la normalité en Grèce reviendra dès que la plupart des... sujets de l’Empire européiste seront vaccinés, se trompent alors amèrement. D'autres exigences encore plus ombrageuses se profilent déjà à l’horizon.

Car ce n’est pas que du seul sort de la Grèce qu’il s’agit. L'Occident en entier est en ce moment attaqué par les ogres du Forum de Davos ; sauf que la Grèce et d’ailleurs Chypre aussi, incarnent toujours ces... expérimentations disons de choix ; à la guerre, comme en économie. Rappelons ainsi, comme le fait l’universitaire María Negrepónti-Deliváni, “qu’en 2010, la dette grecque représentait 120% du PIB du pays, tandis qu’au bout de dix années... de “sauvetage”, en 2021, il représente alors 220% du même PIB”.

Dans le même ordre d’idées, les révélations du premier tome des mémoires de Barack Obama, l'ancien président américain, rendent désormais officielles certaines vérités bien connues... sauf bien entendu pour les pions Mitsotákis, Tsípras et consorts”.

Au commencement, il y a l'U.E. et son attitude fondamentale, car c’est pour sauver les banques germano-françaises, que l’Union a donc sacrifié et détruit la Grèce. Le programme du Mémorandum, celui de l’austérité, aurait pu être moins douloureux, sauf que l'Allemagne exigeait qu'il soit conçu et appliqué de manière punitive. Les Grecs, devraient autant souffrir parce qu’ils pensent différemment des Allemands. De même, la restructuration de la dette qui pouvait enfin alléger les souffrances du peuple grec, a été tant retardée pour ne pas mettre en péril les banques européennes. De ce fait, elle a donc cessé d'être efficace pour la Grèce... dix ans plus tard. Enfin, les Français avaient proposé à plusieurs reprises la sortie de l'impasse des mémorandums par l’abandon de cette austérité si extrême, mais les Allemands n'étaient pas d'accord”.

Et voilà qu’enfin les questions suivantes s’imposent, et elles sont plus que raisonnables. Quelle peut-être désormais notre position au sein de l'U.E., suite à un tel comportement inacceptable de la part des partenaires envers nous, durant plus de dix années consécutives? Sans oublier le problème insoluble du positionnement ouvertement pro-turc de cette... Union, décidément allemande. Pour le dire sans détours, si l’on veut sauver la Grèce, nous devons quitter l’Union européenne”.

Étudiant tabassé. Thessalonique, février 2021 (presse locale)

Sauf qu’en Grèce, la Cinquième colonne est toujours à l’œuvre, et c’est alors une vraie pieuvre. Il y a d’abord le personnel politique, puis tous les autres, agents d’Erdogan, de l'Allemagne, de l'État profond américain et britannique, sans oublier l’enflure immigrationniste de Sóros, pour qui la Grèce n’est qu’un lieu idéal de colonisation comme d’expérimentation.

Pieuvre donc. Fin février, l’universitaire initié Thános Verémis, membre... très éminent d’ELIAMEP, important Think Tank d’obédience Sorite, a ainsi... prophétisé publiquement “l’attaque, et ensuite l’occupation de l’île grecque très stratégique de Kastelórizo, par 50.000 soldats turcs”. On se souviendra que le petit Yórgos Papandréou, avait en son temps annoncé la mise sous tutelle de la Grèce et... l’avènement de la Troïka par une allocution télévisée en direct, très exactement depuis... Kastellórizo. C’était en mai 2010.

Déjà, les initiés aiment comme on sait les symboles, et ensuite, cette cinquième colonne d’ELIAMEP liée comme on sait au réseau du premier ministre traître Simítis d’il y a vingt ans, elle a d’abord fourni, comme elle fournit toujours, l’essentiel des conseillers, des négociateurs et au besoin des ministres, sous Tsípras, et actuellement sous Mitsotakis. Et sur les réseaux sociaux, les commentaires sont plus qu’amères parfois.“Dans un pays normal, autrement-dit soucieux de sa continuation nationale, culturelle, voire territoriale, ces gens auraient été rapidement et définitivement éliminés du paysage politique, sitôt placés devant un peloton d’exécution”, le pays encore réel alors se le dit de cette manière et sans se cacher. Février qui se termine, le mois des morts des Anciens.

Et quant aux réalités, il faut pouvoir bien les distinguer des leurres produits par les médias centraux. ELIAMEP et ainsi toutes ces autres tentacules de la bande mafieuse aux commandes, accélèrent en ce moment même la mise en place des conditions du remplacement du peuple grec par des populations musulmanes que la novlangue des lucifériens Onusiens, appelle alors “migrants et refugiés”... si possible “naturels”. Cette population, elle est surtout choisie et autant instrumentalisée pour demeurer inoffensive devant le pillage du pays par les initiés, déjà car il n’est pas le leur. Entre-temps, les énormes richesse publiques et privées de la Grèce auront changé de propriétaires, ce processus est hélas en cours de réalisation.

Temps... nouveaux, février 2021 (presse européenne)

Ainsi, en dépit de la grande protestation populaire à Orestiáda, ville située près de la frontière avec la Turquie, le... vénérable ministrion des migrants Mitarákis, Mitarachi de son vrai nom, entend imposer l’installation de plus de 10.000 colons sur la frontière avec la Turquie dans la région d’Évros.

Il y a à peine deux semaines, il était en visite sur le terrain et alors le peuple, avait... littéralement encerclé le bâtiment officiel qu’il était en train de visiter. L’initié ne s’y attendait pas, surtout, il n’a pas apprécié que des milliers de protestataires... “bioconservateurs et nationalistes” ont alors crié “Le pédé, hors de l’Évros”, ah... le populisme.

Mitarachi a donc vu rouge ; et sitôt après devant les élus locaux, il s’est alors ouvertement comporté en Gauleiter quand il leur a lancé: “Je peux installer ici 10.000 migrants et je le ferai”. Et il est en train de le faire, car sous la menace, certains habitants ont accepté de louer leurs champs... au profit du Gau des migrants, pour une superficie concernée de 3,5 hectares pour le moment.

Sauf que la lutte ne fait que commencer. Les habitants se sont réunis dimanche 28 février, comme ils se réuniront de nouveau le 5 mars. Au même moment, on peut alors lire dans la presse locale que 29 maires du district démissionneront et que de toute manière, ils ne reculeront pas. “Nous savons que ceux du gouvernement Mitsotákis nous haïssent”.

Désormais, c’est l’heure de vérité pour tous ceux qui aiment vraiment cette terre, celle que nos grands-parents et nos familles ont arrosé de leur sueur et de leurs sacrifices ; enfin, de leur douleur de l'exil, car ils ont été chassés de la Thrace Orientale devenue turque en 1923. Plus aucun poste de responsabilité, plus aucun pouvoir local n'aura la moindre valeur dans 20 ou 30 ans, dans une région d’Évros dévastée, économiquement affaiblie et même conquise, et qui sera très probablement transformée en une zone démilitarisée, prétendument neutre”.

Car c'est bel et bien vers une telle issue que les décisions de nos dirigeants politiques nous conduisent. Bien évidemment, nous n’avons plus aucune confiance aux politiciens. Ceux qui ne voient pas ce but final, sont alors aveugles, soit par intérêt, soit parce qu'ils ne connaissent pas l'histoire, ni même comment parfois elle se répète. Ou sinon, ils agissent de la sorte par indifférence et par crainte, ce que nos enfants ne nous pardonneront jamais”.

En vous rendant dans notre région à Évros M. Mitarákis, vous avez énormément manqué de respect envers nous. Nous, nous honorons nos paroles, nous ne nous vendons, ni pour accéder à un poste, ni pour de l'argent. Et si vous finissez par trouver ici certains complices à votre crime, nous autres, nous ne vous accorderons pas notre terre sans combatte. Vous nous vendez, mais nous le savons. De bien simples notions de géopolitique suffisent pour comprendre qu’une telle installation d’une population musulmane en ces lieux, constitue bien plus, qu’une menace déjà asymétrique dans la guerre que nous mène alors la Turquie. Nous ne nous laisserons pas faire, nous appelons tous les habitants de l’Évros à dire NON, la grande lutte ne fait que commencer”. Rappelons seulement que les habitants de la région... sont armés, et même très largement armés... D’où sans doute un premier recul du gouvernement, déjà au niveau des déclarations. Au 1er mars, le gouvernement annonce que le projet est désormais abandonné.

“Oui au mur, non à la colonisation”. Habitants de l'Évros, février 2021

Et pendant ce temps, la Turquie mobilise entre février et mars de cette triste année, l’ensemble pratiquement de sa flotte de guerre en mer Égée, sous prétexte d’un exercice, tandis que ses navires de prospection... pétrolière, plus que stratégiques, y patrouillent librement. Surtout, ils agissent en toute violation de la souveraineté grecque. Nous ignorons pourtant tout, des réactions grecques, car pour les “grands médias” il n’y a rien à voir... en dehors du COVID et de l’affaire Lignádis.

On se demande alors pourquoi certaines affaires éclatent bien en ce moment, et non pas, il y a trois ans, “car tout dans ces affaires à la Lignádis est paraît-il connu et même filmé par les multiples services secrets, autant initiés”, Crash radio, février 2021. ET ce n’est pas tout. En plus de la menace turque, nous devons aussi nous débarrasser des programmations maladives du Forum de Davos et de l'Agenda 2030, des Nations Unies et de l’Union européiste, rien que pour commencer. Sinon, les peuples occidentaux massivement déjà sans emploi, seront soumis et pillés comme jamais, qui plus est, sous un totalitarisme technologique à la chinoise. Ce n’est guère fameux.

Février terminé, temps jadis des Anthestéries, les âmes des défunts reviennent brièvement ces jours-là ; moments graves où l’on prie même pour les vivants.

Les âmes des défunts, celles des poètes qui sont les nôtres.

Mobilisé sur le front de la guerre gréco-italienne, notre poète Yórgos Sarandáris a trouvé la mort il y a très exactement 80 ans, le 25 février 1941. Il avait vécu une grande partie de sa vie en Italie où ses parents se sont installés peu après sa naissance. Il y avait étudié le droit et la philosophie, pour obtenir son Doctorat à l'Université de Bologne. Il écrivait ses poèmes en grec, en italien ou en français. Mais il a été emporté par la maladie et par les conditions de vie épouvantables, sa santé étant déjà fragile.

Yórgos Sarandáris poète, 1908-1941

Il est parti dans l’indifférence, assassiné en réalité par les initiés fréquentant les salles des pâtisseries et des cafés d’Athènes”, écrira plus tard son ami, le poète patriote Odysséas Elýtis.

En mars 1936, Sarandáris a composé son poème, “Nous autres Grecs”:
  • Nous autres Grecs
  • Au-delà des oliviers, des pins
  • Des marbres, et de la mer
  • Nous avons conservé d’autres vertus
  • Sans avoir épuisé notre génie
  • Dans des temps plus sereins
  • Et plus valeureux aussi
  • Nous n'hésiterons point
  • Ni ne reculerons
  • Du fond des cryptes nous sortirons les instruments de musique
  • Et avec l’orchestre du bal
  • Nos voix offriront alors
  • Une substance pareille au pain quotidien
  • Notre passion.

La traduction en français est celle d’Hélène Kémiktsi.


Sarandáris qui aimait l’Italie ; mort pour sa patrie la Grèce... il est alors tombé pour que 80 ans plus tard, les apatrides Mitarachi et Mitsotakis qui aiment d’abord l’argent, et ensuite l’Allemagne et la Turquie mais qui détestent la Grèce, puissent ainsi agir de la sorte... en toute impunité.

La traversée des ténèbres de l’hiver, nous y sommes. Mais peut-être bientôt, souhaitons-le, la sortie, la délivrance ; surtout après avoir franchi la frontière de la nuit. À bientôt donc... et d’abord, mort à nos ennemis.
Odysséas Elýtis et son chat. Années 1980

* Photo de couverture: Sur la frontière de l'Évros. Thrace, années 1950, magazine LIFE